Ginapalooza – 27 avril au 11 mai

logo62-ginapaloozaCe soir, le volet montréalais de la 2ième édition de Ginapalooza débute ses festivités. Le festival pancanadien a été créé pour supporter nos excellents distillateurs locaux de gin, de même que les établissements et bartenders qui mettent en valeur ce spiritueux à travers leurs créations.

Si vous trouvez que l’attente au 10 mai pour Invasion cocktail est longue, vous avez d’ici là l’occasion pendant 2 semaines de visiter les bars participants et de goûter certains des 30 cocktails utilisant les marques de gin associées avec l’évènement : Beefeater London Dry Gin, Boodles British Gin, The Botanist Gin, Brockman’s Premium Gin, Bulldog London Dry Gin, Caorunn Small Batch Scottish Gin, Hendrick’s Gin, Madison Park London Dry Gin, Romeo’s Montreal Dry Gin et St. Laurent Gin

Assurez-vous de demander votre G-Pass dans un de ces 10 bars participants  :

Pour savoir quelle marque sera en vedette dans quels établissements, cliquez sur les logos sur cette page.

Les étampes que vous accumulerez dans votre G-Pass augmenteront vos chances de gagner un voyage à Londres pour y visiter la célèbre distillerie Beefeater !  De plus, plusieurs autres concours ont lieu pendant les 2 semaines. Vous n’avez qu’à suivre les comptes de Ginapalooza Montréal sur Instagram, Twitter et Facebook et rester à l’affût.

Pour plus de détails sur les manières de gagner des prix visitez la page how-to-palooza sur le site de l’évènement.

Alors au plaisir de se croiser autour d’un cocktail à base de gin. Et faites-vous aller le hashtag #ginapaloozamtl.

C’est parti !

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Découvrir le Mezcal à Montréal

source : mezcalphd.com
Champs d’agave – Source : mezcalphd.com

Si vous ne le saviez pas encore, le mezcal est très à la mode. Peut-être pas au Québec autant que dans l’ouest américain, où des brands comme El Silencio offrent une superbe sélection et font un travail de marketing exemplaire. Le fait est que la SAQ tarde à embarquer dans la game un peu. Nous avons très peu de choix dans le moment. Un bon mezcal est pourtant aussi complexe et satisfaisant qu’un bon scotch. Si vous aimez le côté fumé dans un spiritueux, vous devriez l’essayer.

C’est quoi le mezcal ?

La meilleure manière de répondre à cette question est de le distinguer de la tequila parce que les deux viennent de la plante d’agave.

  • La tequila doit être distillée à partir d’une seule variété d’agave : l’agave bleue. Le mezcal peut être distillé à partir de plus d’une trentaine de variétés d’agave qui poussent partout au Mexique. Cependant il faut souligner que la plus courante est l’Espadin.
  • La tequila est produite principalement dans les régions de Jalisco, Michoacan, Guanajuato, Nayarit et Tamaulipas. Le mezcal est produit dans 8 régions : Oaxaca, Durango, Guanajuato, Guerrero, San Luis Potosi, Tamaulipas, Zacatecas et Michoacan. Fait à souligner : 80 à 90 % de la production totale vient de Oaxaca.
  • La méthode de production est radicalement différente. Pour le mezcal, la « pina » de l’agave est cuite sous terre selon une méthode artisanale vieille de 400 ans, ce qui lui confère son goût fumée. La production de tequila elle se fait dans des grandes cuves selon un procédé beaucoup plus industriel.

Veuillez vous souvenir du dernier point si jamais vous trouvez qu’une bouteille de mezcal premium, c’est cher.

La meilleure introduction au mezcal à Montréal

Ça fait au moins un an que je m’intéresse au sujet et j’avais demandé à quelqu’un de ma famille de m’en rapporter du Mexique. Ce qu’il m’a ramené est très commun là-bas, mais le Monte Alban de la région de Oaxaca reste un mezcal reposado très respectable.

Mezcal-monte-alban

Le fameux ver

Parenthèse. La bouteille contient un ver dans le fond. Pas de panique, c’est une tradition pour le mezcal. Alors que pour la tequila, la présence d’un ver est un scam et le signe d’une tequila de piètre qualité.

Il n’y en pas dans toutes les bouteilles. Plusieurs de ces larves se retrouvent dans les « pinas » d’agave et ajoutent probablement à la saveur du produit final. La présence d’une de ces larves au fond de la bouteille est un clin d’oeil et ne devrait pas vous alarmer. Il est parfaitement comestible.

Escondite

Ça faisait un bout qu’on s’en parlait, des collègues de travail et moi. Le restaurant mexicain Escondite pas très loin du bureau. D’excellents tacos, un magnifique décor éclectique pop mexicain trad, et une belle carte de cocktails.

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À gauche : Mojito del’King

Rhum Brun | Jus de Lime | Sirop d’ananas | Jalapeño | Ananas frais | Feuilles de Menthe et verveine 
Au centre :  El Chingón

Bourbon Wild Turkey | Syrop de Chamoy | Jus de Lime 

À droite : Cartel de Santa

Mezcal | Sirop de fleur d’hibiscus | jus de Lime | Soda | Mousse d’hibiscus
Je recommande fortement le Cartel de Santa pour s’introduire doucement au mezcal. L’hibiscus balance bien le fumé. Si vous êtes charmé par ce cocktail, vous pourrez passer aux choses sérieuses par la suite. Je parle de la dégustation à 30 $ qu’offre Escondite. Demandez à Manuel Santos Nivon, importateur privé de Mezcal et co-président de Santos Forero. Il est le plus sympathique des serveurs au Escondite et vous accompagnera dans votre dégustation. Il est passionné et sait de quoi il parle.
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Servis avec des quartiers d’orange et du sel fumé, vous pourrez goûter les 4 sortes de mezcal Los Cuerudos que voici :
 
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Vous voudrez retourner au Escondite j’en suis certain. À votre deuxième visite, demandez un old fashioned avec de la reposado et du sirop d’agave. Ce n’est pas sur la carte, mais ils se feront un plaisir de vous le faire. Vous m’en donnerez des nouvelles.

Donc voilà, le setup est quand même intéressant pour quelqu’un qui voudrait s’initier au mezcal au Québec. À vous de jouer maintenant.

Holy-smoke-its-mezcalEn terminant, je vous suggère fortement le livre Holy smoke! It’s mezcal! et le blogue Mezcal phd du new-yorkais John McEvoy si vous voulez en apprendre plus sur le sujet. Le blogue Mezcalistas n’est pas mal non plus.

Hasta luego mezcal aficionados !

Invasion cocktail 2015 : post mortem (le mien) part 1

« Si la lune est jaune et ronde comme une rondelle de citron, c’est que toute la vie est un cocktail ». – F. Beigbeder (Oona et Salinger)

Invasion Cocktail

Je ne sais pas pour la vie au complet, mais sous la lune du 5 au 11 mai 2015, Montréal était certainement un cocktail. La seconde édition du festival Invasion cocktail vient de se conclure et je vous fais un petit résumé des activités auxquelles j’ai participé.

Il s’agira bien de mon post mortem ici. Parce que je n’ai que des bons mots pour les organisateurs, Maryline Demandre et Pierre-Olivier Trempe en tête, le Bar chef Jonathan Homier et ses acolytes pour les ateliers, l’équipe de marketing et médias sociaux, les partenaires, et j’en passe.

5 mai – Auberge Saint-Gabriel

Tout d’abord la soirée d’ouverture dans laquelle j’ai essayé, je dis bien essayé d’Instagramer quelques moments. Parce qu’avouons-le, si comme moi tu voulais tout goûter (15 cocktails !), et que tu en reprends une deuxième fois quand c’est bon, ta ride de Uber vers la maison a surement été un peu floue, et tes photos aussi. J’y ai fait de belles rencontres. Ils sont sympathiques, approchables, les gens de ce milieu. J’étais seul et y’a donc fallu que je me mette en mode réseautage un peu. Not in my DNA at all, mais ça vaut la peine, et finalement, je ne suis pas si pire. J’ai toujours des questions un peu intenses, parce que j’essaie d’aller chercher de la valeur dans les réponses. Ex : « quelle école de bartending me conseilles-tu ? » , « qu’est-ce qui manque à la culture cocktail au Québec ? » ou « deep down, que penses-tu de la SAQ ? ».  Au niveau des stands / kiosques, le plus cool selon moi était le « Do your own bloody Caesar » avec de la Russian Standard, avec les minis shakers et des filles super sympas. Les gens avaient l’air de tripper. L’interaction, ça marche !

Pour les cocktails de cette soirée, mes préférés étaient le Batida, l’Aphrodite, le Woodpecker et le Castle club.

WoodpeckerAphrodite

6 mai : Rosewood

Rosemary CollinsUne compétition de cocktails avait lieu ce soir-là. Chaque compétiteur ouvrait un panier avec des produits et devait faire un cocktail dans une limite des temps. Trois juges les évaluaient. Je suis arrivé tôt et il est à noter qu’il y avait du hockey. Tampa menait 2-0 dans la série et le match a un peu teinté la soirée, surtout avec le but à une seconde de la fin de la troisième, qui a jeté un « frette » sans nom sur l’ambiance au Rosewood et forcement sur la vente de booze aussi. Les organisateurs ont placé les rondes de compétition aux entractes. Trois long drinks spécialement conçus pour Invasion étaient offert à 5 $, et le meilleur était le Rosemary Collins. La gagnante du concours fût Frédérique Leblanc de la Maison Sociale, qui soit dit en passant a un talent exceptionnel à un très jeune âge. Faites-juste regarder son Instagram. Impressionnant !

7 mai : 2 ateliers

Crédit photo : Invasion cocktail
Crédit photo : Invasion cocktail

Début des ateliers pour moi. Ils sont principalement réservés à l’industrie. C’était donc vraiment un privilège de pouvoir y être. J’ai obtenu mes places en participant à des concours sur Facebook et Instagram. Le matin même je me réveillais à 5h pour aller aider l’équipe des communications à l’Assemblée générale annuelle pour mon travail. J’ai réussi à me libérer pour l’après-midi et donc à 1h30, l’atelier JP Chenet, avec l’ambassadrice Camilia De Vere Green. Au menu, Champagne cocktail avec le Brut Blanc de Blancs et notre choix de bitters, un cocktail plus dessert avec meringue pour aller avec le Mousseux JP Chenet rosé, et une exclusivité, le JP Chenet Ice edition, à boire sur glace, ou avec des fruits congelés. Ce séminaire était très bien. Les gens se sont amusés à sabrer. Les mousseux de JP Chenet sont peu dispendieux et se travaillent très bien en cocktails. Vraiment un eye opener.

Moscow Mule with Russian StandardPetite pause pour reprendre à 4h avec la Vodka Russian Standard. Les participants semblent d’emblée avoir un préjugé défavorable à la vodka. Ça sent l’alcool, c’est pas complexe, bref c’est une base pour les jeunes qui n’aiment vraiment l’alcool et la masquent avec des jus de fruits, et où toute la game se joue sur le marketing. Bon défi pour l’ambassadeur de marque donc, qui allait un peu à la fois nous vendre la Russie et la Russian standard. On nous a servi des Moscow mule et on a goûté 4 vodkas de Russian Standard. J’ai appris qu’il fallait sentir la vodka en la frottant un peu dans sa main. Les effluves de pain grillé ressortaient mieux et je l’avoue, j’ai vécu un petit moment en sentant et goûtant la Gold. La Imperia représente parfaitement ce que les occidentaux recherchent dans une vodka : smooth, pur et inodore. Ce vidéo présenté lors de l’atelier résume bien l’ensemble du propos de l’ambassadeur. Regardez-le ça vaut la peine. C’est comme si Terrence Malick nous vendait une vodka.

Pour la plupart des gens présents, c’était leur 3ième ateliers de la journée (le premier étant à 10h30). Conclure avec de la vodka, et aller ensuite à la Champagnerie pour l’évènement de la soirée est assez exigeant. Je ne peux m’imaginer. Me I called it a night. Done. Besoin de repos. Je rappelle que j’ai un boulot 8 à 5 !

8 mai : visite du Mal Nécessaire et du Spirithouse

spirithousemalnecessaire

En finissant de travailler le vendredi, j’ai invité un ami de la rive-sud pour aller utiliser nos passeports. Il découvrait pour la première fois le Mal Nécessaire, cet étrange bibitte de bar Tiki qu’on adopte assez vite après l’avoir essayer. Puis, le SpiritHouse, un endroit épuré, où les cocktails sont de qualité worldclass. Mon hit d’Invasion va d’ailleurs à la création de Charlotte Ronson, bartender là-bas. Son Penthouse Suite avec le Hendrick’s Gin, Chartreuse, concombre, sirop simple, céleri et poivre. Aussi délicieux qu’esthétiquement parfait.

Après une autre soirée très arrosée, j’ai décidé de marcher la Main de René-Lévesque jusqu’à Bernard. St-Laurent vibrait, le temps chaud un peu prématuré créait un buzz dans la ville. Après 4 jours d’Invasion, j’avais l’impression que Montréal était une place de choix pour la mixologie dans le monde et que j’en étais un témoin privilégié.

Cheers,