Mes highlights de GinapaloozaMTL 2016

La gin frenzy s’est terminée le 11 mai dernier à Montréal et l’aventure se poursuit maintenant à Calgary depuis mercredi dernier jusqu’au 1er juin. J’ai listé pour vous mes faits saillants de l’évènement.

J’ai réussi à amasser 17 étampes sur 30, ce qui est pas mal du tout en vue du tirage, mais je regrette énormément de ne pas avoir essayer les créations du 4ième mur, du Kabinet et du Lab. Ce sont les 3 bars que je n’ai pas pu faire. Leur liste pour ginapalooza semblait excellente. Ceux qui les ont essayé, n’hésitez pas à commenter ici ou sur ma page Facebook.

g-pass-ginapaloozaMTL2016

Allons-y avec mon top 5 des meilleurs cocktails de ginapaloozaMTL, évidemment parmis ceux que j’ai dégusté :

5. Le Jardin du Park au Bishop & Bagg – Sabrina Mailhot avec le gin Madison Park

Fait partie de la catégorie « t’aimes ou t’aimes pas » peut-être à cause du jus de celeri, mais pour moi ça fonctionnait. Belle frâicheur avec le Cointreau et le citron du Madison Park.

4. Seaword Bound au Wunderbar – Chris Natale avec le gin St-Laurent. 

If you didn’t know, la chartreuse aime les algues de ce gin. Un take végétal sur le Last word, qui fonctionne aussi très bien avec le Romeo’s à cause du match concombre et aneth.

Seaword-Bound-Chris-Natale-Wunderbar
Seaword Bound

3. Vintage Leaf au 132 Bar Vintage – Jonathan Elbaz avec le Brockman’s gin.

Un mélange éclectique de confiture, de sherry manzanilla et de Cynar pour venir complimenter les baies du Brockman’s. Du bon fruit, bien balancé.

Vintage-Leaf-Jon-Elbaz-132
Vintage Leaf

2. Hollywood Boulevard au 132 Bar Vintage – Jonathan Elbaz avec The Botanist gin

J’étais sceptique. J’avais déjà vu une photo. Mixer du LS Cream ou du Rum Chata avec un tel gin me semblait très étrange. Well folks, it works big time. Le botanist réussi à briller. La beauté de ce cocktail aussi est sa simplicité (3 ingrédients !) que tous devraient reconnaître comme une qualité. C’est pas en lisant le menu que tu devrais être impressionné, c’est quand le drink touche ta langue.

Hollywood-Boulevard-Jonathan-Elbaz-132
Hollywood Boulevard

Et le grand gagnant …

Dante de Chez Dallaire – Hugo Dallaire avec le Romeo’s gin.

Le Rimouski et le Secret de Provence étaient aussi excellents chez Dallaire, mais la fraîcheur du Dante avec l’aneth du Romeo’s, le yogourt grec (je suis toujours sceptique avec le yogourt dans les cocktails) et le citron a fait la différence. Un cocktail estival à boire avec avec vos grillades sur le BBQ. So damn good ! Ils vont le garder au menu pour cet été, ce qui est une excellente nouvelle.

IMG_20160509_231824

Quelques conclusions…

  • Un beau travail du 132 Bar Vintage et de Chez Dallaire pour leurs créations. Mes 2 endroits favoris lors de l’évènement comme le démontre mon appréciation des cocktails.

 

  • Les gins québécois  Romeo’s et St-Laurent sont exceptionnels pour les mixologues. Les 2 parviennent à faire ressortir la fraîcheur si importante dans les cocktails.

 

  • Ginapalooza offre tellement de chances de gagner facilement des prix que vous seriez crazy de le manquer l’année prochaine ! J’ai gagné 6 prix au total en 1 semaine, et je ne me suis même pas forcé pour les photos et les quiz !
Publicités

Ginapalooza – 27 avril au 11 mai

logo62-ginapaloozaCe soir, le volet montréalais de la 2ième édition de Ginapalooza débute ses festivités. Le festival pancanadien a été créé pour supporter nos excellents distillateurs locaux de gin, de même que les établissements et bartenders qui mettent en valeur ce spiritueux à travers leurs créations.

Si vous trouvez que l’attente au 10 mai pour Invasion cocktail est longue, vous avez d’ici là l’occasion pendant 2 semaines de visiter les bars participants et de goûter certains des 30 cocktails utilisant les marques de gin associées avec l’évènement : Beefeater London Dry Gin, Boodles British Gin, The Botanist Gin, Brockman’s Premium Gin, Bulldog London Dry Gin, Caorunn Small Batch Scottish Gin, Hendrick’s Gin, Madison Park London Dry Gin, Romeo’s Montreal Dry Gin et St. Laurent Gin

Assurez-vous de demander votre G-Pass dans un de ces 10 bars participants  :

Pour savoir quelle marque sera en vedette dans quels établissements, cliquez sur les logos sur cette page.

Les étampes que vous accumulerez dans votre G-Pass augmenteront vos chances de gagner un voyage à Londres pour y visiter la célèbre distillerie Beefeater !  De plus, plusieurs autres concours ont lieu pendant les 2 semaines. Vous n’avez qu’à suivre les comptes de Ginapalooza Montréal sur Instagram, Twitter et Facebook et rester à l’affût.

Pour plus de détails sur les manières de gagner des prix visitez la page how-to-palooza sur le site de l’évènement.

Alors au plaisir de se croiser autour d’un cocktail à base de gin. Et faites-vous aller le hashtag #ginapaloozamtl.

C’est parti !

Revue du Gin St-Laurent

Laminaria-longicrurisCeux et celles qui suivent ce blogue auront certainement vu une tendance dernièrement. Mes publications deviennent de plus en plus « gin-centric ». D’autres développements en ce sens sont à venir.

Pour poursuivre dans la même veine, je revois cette fois-ci le gin St-Laurent de la région de Rimouski. Sa particularité (mise à part sa superbe bouteille qui pourrait être un cover de 20 000 lieues sous les mers de Jules Vernes) : le baudrier de Neptune (algues laminaires) du bas-St-Laurent. Ce n’est toutefois pas le premier gin à intégrer ce type d’ingrédient à sa recette. Depuis 2014, la distillerie Dà Mhìle en Écosse infuse un gin avec des algues des plages de Newquay (Cornwall) pendant 3 semaines avant de le refiltrer 3 fois.

Da-mhile-seaweed
photo tirée de http://www.damhile.co.uk

Par contre le gin St-Laurent lui macère dans les algues et est ensuite passé dans un filtre mécanique pour enlever les particules après 1 semaine. Il a une légère couleur verdâtre distinctive. Certains collègues qui ont pu mettre la main sur les premiers lots m’ont fait part de différences de couleur et de l’apparence des particules dans la bouteille. J’ai pour ma part une bouteille du lot #4 et elle m’apparaît plutôt claire, avec une subtile teinte verdâtre.

Mis à part les algues, les arômates du St-Laurent sont assez classiques : coriandre, casse, angélique, réglisse, citron, orange, cubeb, grains du paradis. Les arômates de base s’apparentent beaucoup aux gins les plus connus de style London Dry. Il est embouteillé à 43 % d’alcool.

gin-st-laurent

Nez : le côté salin des algues me vient immédiatement. Vous pouvez le sentir à la suite d’un Bombay Sapphire qui a beaucoup d’arômates en commun, pour voir la distinction. Il y a toutefois une pointe d’orange au nez qui annonce une nette différenciation au goût avec le Bombay.

Palais : pour moi l’écorce d’orange était très dominante avec des pointes épicées (poivre et cannelle/casse)

La finale : moyenne, très fraîche, sur le citron et la coriandre.

Je note une tendance à la polarisation en ce moment et sans doute que la sortie des 2 gins du Pied de cochon (matante et mononcle) l’illustre parfaitement. Les gins sont soit très traditionnels et genièvre-first, soit très contemporains et plus expérimentaux. Les distillateurs québecois sont un peu poussés vers l’option contemporaine (ou « new western style ») par soucis de se démarquer à la SAQ. Mais au final c’est bénéfique, parce que ces gins ont le mérite d’amener tranquillement les consommateurs vers le genièvre avec des profils de goût plus facile d’approche. Le Gin St-Laurent fait partie de cette catégorie et est vraiment un superbe produit d’ici dont nous pouvons être fiers.

Suggestions de cocktails

Le gin St-Laurent se boit neat, mais sa fraîcheur ressort beaucoup en Gin Fizz. À essayer… easy avec le soda.

De plus, ce Last Word était particulièrement délicieux :

last-word-st-laurent

Merci à Jean-François Cloutier de la distillerie du St-Laurent d’avoir pris le temps de répondre à mes questions.

Voyez les disponibilités en succursales du Gin St-Laurent.

 

 

 

Revue du gin Canopée

Entre l’ITHQ et mon boulot actuel, je n’ai pas encore trouvé un weekend pour rendre visite à la distillerie Mariana à Louiseville.  J’ai quand même acheté une bouteille à sa sortie récente en SAQ, curieux de découvrir les arômes derrière l’appellation « Gin Forestier ».

D’entrée de jeu, je vous le dis, je commence à être sérieusement impressionné par les gins du Québec. Ils ont du caractère et sont bien faits. Ils n’ont absolument rien à envier aux gins de mother England ou de nos voisins du sud. Mais comme n’importe quel trend, il y en a qui embarque parce que ça marche et qui surf sur la vague que les autres ont créé. Serait-ce le cas du Gin Canopée ? Allons-donc au vif du sujet.

Canopée Premium Gin Forestiergin canopée

40 % ABV. Gin Contemporain.

Botanicals : genièvre, épinette noire, thuya, bois d’érable, bois de chêne.

Nez :  bois et genièvre, quelques notes de vanille

Palais : bois Chêne et vanille plus présente

Finale : medium à longue, très enveloppante, boisée avec soupçon d’érable

C’est vraiment la souplesse et la délicatesse de ce gin qui m’a le plus étonné. Ses ingrédients botaniques de la forêt annonçaient pour moi un gin puissant, corsé, difficile à boire tout seul. Or, ce n’est pas le cas du tout. Ce gin est un pur bonheur neat, comme un bon rhum ou un bon whiskey. D’ailleurs, ses notes de bois et de vanille vont certainement conquérir des palais habitués à ces spiritueux. Bonne porte d’entrée donc pour ce type de clientèle qui voudrait s’initier au gin.

Son profil boisé unique le rend intéressant en dehors des classiques du gin, dans des recettes normalement réservées au whiskey. Je vois beaucoup de potentiel à la création pour les bartenders.


Suggestion de cocktail
: Gin Old Fashioned

Voici ma version adaptée spécifiquement pour ce gin :

70 ml Canopée

10 ml Sirop d’érable

Déco : Fraises sur un pic

Petit ajout intéressant : remuez votre old fashioned au préalable avec quelques fraises congelées en plus de la glace. L’érable aime la fraise, et les deux se marient superbement au Canopée.

Canopee-gin-old-fashioned_wm

 

G&T anyone ?

J’ai testé avec quelques tonics. Le Canopée s’agence très bien en général en G&T, mais je l’ai trouvé particulièrement intéressant avec le Fever-Tree méditerranéen qui est très floral.

J’aimerais féliciter Jonathan Couturier et Jean-Philippe Roussy pour leur travail et leur persévérance. Je ne serais pas surpris de les voir gagner des prix dans les années à venir.

Alors ne tardez pas, 35 $ j’estime que c’est une véritable aubaine pour ce gin d’exception.

 

Le gin selon Aaron Knoll et revue du Romeo’s Gin.

juniperTout indique que la popularité du gin continuera de s’accroître en 2016. Les nouveaux distillateurs jouent avec des combinaisons d’ingrédients végétaux de plus en plus variées pour accompagner la baie de genièvre. Au Canada, la Colombie-Britannique est le chef de file avec un nombre impressionnant de micro-distilleries qui se lancent dans la production de gins et qui exploitent énormément le terroir. Au Québec, vous aurez certainement remarqué que nous avons des petits nouveaux depuis 2015. J’y reviendrai plus loin dans l’article.

Quelques notions de bases

Knoll-book-ginDans mon cas, c’est vraiment avec Aaron Knoll que j’ai appris sur le sujet. Aaron blogue exclusivement sur le gin depuis 2009 sur The gin is in. Il a aussi publié un ouvrage où il revoit plus de 300 gins classés par région, et catégorisés d’une manière à éviter toute confusion. Il a visité des dizaines de bars à gin incluant Le pourvoyeur ici à Montréal qui est mentionné dans son livre.

Classique vs contemporain

Je suis d’avis qu’il faudra peut-être reconsidérer ou enrichir cette distinction de Knoll dans quelques années car la grande majorité des nouveaux gins sont contemporains. Cependant la distinction est présentement fort utile. Quand on parle d’un gin classique, on parle d’un gin dont l’ingrédient végétal prédominant est la baie de genièvre. Généralement, le profil d’ingrédients secondaires de ces gins est assez traditionnels : racine d’angélique, racine d’Iris, casse (fausse cannelle), graines de coriandre, écorce d’agrumes. Exemples de gins classiques : Beefeater, Bombay, Tanqueray, Citadelle, Broker’s, Gordon’s, Sipsmith.

Les gins contemporains introduisent des nouveaux ingrédients végétaux au genévrier obligatoire, parfois dans un spectre assez large. L’exemple que vous reconnaîtrez facilement est le gin Hendrick’s avec son addition de la rose et du concombre. Ces produits ont le mérite d’amener de nouveaux consommateurs à s’intéresser au gin en allant rejoindre des profils de goûts différents. Autres exemples : Brockman’s, Beefeater 24, G’Vine Floraison, St. George, Bloom.

Petite parenthèse : si vous êtes vraiment un mordu, allez au marché Jean-Talon chez Épices de cru et procurez vous un échantillon des ingrédients les plus courants du gin à commencer par la baie de genièvre (en plusieurs provenances / variétés). Ils ont un bon choix. Vous pourrez développer votre nez.

Autres types (moins communs)

Âgé : vieillit en barique (ex : Citadelle Réserve, Beefeater Burrough’s reserve)

Old Tom : ajout de sucre (ex : Hayman’s Old Tom gin)

Arômatisé : ajout d’une saveur après le processus de distillation (ex : Gordon’s cucumber, Greenall’s Wild Berry)

London dry gin

Je crois que vous aurez remarqué déjà qu’un London Dry gin n’est pas nécessairement un gin qui vient de Londres. Pas de problème à ce niveau. Cependant il ne faut pas faire l’erreur de catégoriser automatiquement les London dry gin comme classiques. Knoll donne l’exemple du Bloom’s Premium London dry gin. Ce gin n’est pas classique, il est floral. La baie de genièvre n’est pas prédominante. Qu’est-ce que le London dry donc ? C’est un style de gin régulé plus strictement. Le sucre ne peut excédé un taux de 0,1 g. Il ne peut pas y avoir de couleur ajoutée, de saveur ajoutée, et les ingrédients végétales doivent être dans l’alambique traditionnel à la distillation. (source : Gin – The art and craft of the artisan revival in 300 distillations p. 64) Il est donc clair que le style London Dry focus plus sur la méthode et l’intégrité que sur la prédominance du genévrier au goût. À retenir : un London Dry gin ne garantie pas le goût d’un gin classique.

Profil de saveurs du gin

flavor-pentagon-knoll-ginEn 2011-2012, Aaron a développé un pentagone pour caractériser les gins qu’il critiquait. Je trouve son système ingénieux et je crois qu’il pourra vous aider lors de vos premières dégustations. Le pentagone sert à dresser un profil rapide d’un gin. 5 catégories : genièvre à la base et puis clockwise : épices, floral, agrumes, puissance (alcool). Vous ne capterez pas la complexité avec ça, mais vous dégagerez les grandes tendances et pourrez par la suite constater vers quels types de gin vous avez l’habitude de vous tourner.

Catégorisation des gins du Québec

Vous reconnaîtrez certainement ce lineup :

4gins-quebec

1. Piger Henricus (distillerie Les subversifs)

43 % ABV. Contemporain.

Nez : panais sucré, cardamome, très peu de genièvre.

Palais :  puissant citron en premier et cardamome

Finale : assez longue, baies de genièvre et réapparition du panais.

G&T / cocktails : se perd un peu en G&T mais excellent en martini, collins, gimlets, et n’importe quoi de végétal.

J’ai placé Piger Henricus en premier, parce que je crois qu’il est un bon gin d’introduction pour un palais qui n’est pas habitué. Le côté sucré du panais et le citron très présent sont des entrées en matière plus facile que du gros genièvre upfront.

2. Madison Park Premium London Dry (Distillerie 1769)

40 % ABV. Classique.

Nez : écorce d’orange, genièvre, coriandre.

Palais : agrumes, poivre.

Finale : courte à moyenne et sucré, genièvre et angélique.

G&T / cocktails : de loin le meilleur pour les martinis

Madison Park vient en deuxième parce qu’il est le seul gin classique du Québec. Il est doux, balancé, et accessible. Le meilleur compagnon des amateurs de dry martini.

3. Ungava (Domaine Pinnacle)

43,1 % ABV. Contemporain.

Nez : Thé du labrador, genièvre.

Palais : le thé s’accentue avec un peu de confiture de petits fruits.

Finale : moyenne à longue, très herbal, avec prédominance de la baie de genièvre nordique.

G&T / cocktails : attention beaucoup trop de caractère pour un martini. Ses arômes percent très bien à travers le vermouth et l’amaro dans un Negroni. Bon avec Tonic 1642.

Le Ungava premium Dry gin est désormais mondialement connu, et est sans conteste le gin signature du Québec et sans doute du Canada. Oui sa couleur distinctive jaune a aidé à le populariser, mais il est exquis au goût et c’est ce qui le garde au sommet.

4. Gin de Neige (La face cachée de la pomme)

43 % ABV. Aromatisé.

Nez : pomme acidulé, boisée

Palais : épinette, sapinage et genièvre à la première gorgée, puis le sucre de la pomme s’installe.

Finale : moyenne à longue, pomme sucrée et tanins boisés.

G&T / cocktails : je n’ai pas aimé mon expérience en G&T. Par contre je suis convaincu qu’il se travaille merveilleusement en cocktails (ex : white negroni), et que son caractère unique peut inspirer plusieurs nouvelles créations.

Si vous êtes un habitué, votre première rencontre avec le Gin de Neige vous laissera un peu perplexe. Mais je crois que c’est dû aux attentes qu’on se fait. Le fait qu’on voit sur l’étiquette que du cidre de glace est ajouté.  En fait, le Gin de Neige est très subtilement aromatisé. La pomme n’envahit pas les arômes plus habituels du gin. Son taux d’alcool à 43 % est plus élevés que la moyenne des gins aromatisés. Gagne à être connu, surtout des bartenders.

Mais dude… il manque un gin à ton lineup !

I know. Si vous vous le demandiez, je le gardais pour la fin…le p’tit nouveau.

romeosgin
Romeo’s Gin Édition 01 : art par Stikky Peaches.

5. Romeo’s Gin (PUR Vodka / Fondation Romeo)

46 % ABV. Contemporain.

Nez : concombre et puissante aneth !

Palais : Citron très dominant, concombre.

Finale : moyenne à longue, baies de genièvre.

G&T / Cocktails : Je l’ai seulement essayé neat, mais mes premières impressions m’indiquent que le Romeo est assez bold pour soutenir plusieurs cocktails avec son 46 % ABV. Je l’essaierais définitivement en Gin Fizz.

Le Romeo’s gin est très bold et très straight forward, à l’image du street art sur la bouteille (dont je salue l’initiative d’ailleurs, excellente idée). Ses notes de concombre en font pour moi le cousin québecois du Hendrick’s, en plus explosif, plus intense. Beaucoup de caractère, j’ai bien aimé.

Pour un portrait s’ensemble des gins produits au Canada, je vous invite à vous abonner à ce tableau Pinterest.

See you around !

 

Bases et principes d’un bar maison pour les petits budgets

image
Les essentiels tirés du Difford’s guide en français.

Souvent les guides de cocktails s’ouvrent sur les essentiels du bar. Outils, alcools, jus, garnitures. Et malheureusement j’ai toujours trouvé que ces sections de livre allaient un peu trop « over the top ». Pas pour les bars tools. Là-dessus, j’en conviens, il vaut mieux s’équiper adéquatement avant toute chose. Et il y a des endroits où on peut faire ça très facilement. Mais votre bar maison n’a pas besoin d’avoir tout disponible en tout temps. Évidemment, si vous avez le budget, go for it. Mais pour les autres, vous vous rendrez vite compte qu’il vaut mieux avoir une approche cyclique qui se base sur ces 4 éléments :

1- Vos préférences

Vous êtes celui qui allez le plus consommer les produits que vous achetez. Vous n’êtes pas un commerce. Alors si vous n’aimez aucun cocktail qui contient du DOM Bénédictine, ne vous faîtes pas chier ! C’est un exemple. Par contre si vous évaluez que l’envie d’un Vieux Carré vous prend assez souvent à l’automne ou à l’hiver et que c’est dans la palette de goût de vos invités, ça vaut la peine d’investir. À un quart d’once par cocktail, la bouteille va vous durer longtemps.

2- La saison

C’est l’automne. Pour moi, ça call pour les pommes, le cidre, les old fashioned et les manhattans. On cherche du réconfort. Fini le temps de la vodka melon ou de la sangria blanche. Au fond, si vous voulez avoir des produits frais sous la main et surtout évitez les pertes, tenez-vous en aux produits de saison. Pour le reste, ginger beer, soda, tonic, reportez-vous au point 1. Si le Moscow mule est votre go-to cocktail en soirée, vous voudrez en tenir. Pour votre stock de lime, perso quand l’été achève, je réduis mes achats de limes pour aller un peu plus vers le citron / orange.

3- Vos invités réguliers

Quel est le profil de vos invités ? Learn that and don’t disappoint them. Je trouve ça très gênant de manquer de quelque chose lorsque je reçois. Pour ceux qui seraient entourés de gens qui veulent juste du vin ou de la bière, don’t settle, communiquez votre passion. Souvent ils n’aiment pas les cocktails parce qu’ils ont fait l’erreur d’en commander à une place douteuse. Épatez-les.

4- Tackle your classics along the way

On ne s’attendra certainement pas que votre bar maison soit le lieu idéal pour déguster un mélange avec du jus de yuzu incluant 2 sortes de bitters fait main à Los Angeles, à base de rhum venezuélien rare que vous espérez avoir lors du retour de voyage de votre mère. Y’a plein de bars à cocktails qui se font une fierté de repousser ce genre de limite et de vous offrir des cocktails très sophistiqués avec des produits far fetch. Par contre si Bertrand commande un Martini, sans être picky sur la brand de gin, selon moi tu devrais être capable de lui en faire un bon. Il faut pouvoir servir des classiques pour prétendre avoir son « bar maison ». Je parle de ceux qui sont énormément commandés et connus, peu importe la saison.

Alors on résume ces principes avec un exemple :

pisco_ontarioJ’adore les Pisco sour, alors j’aime bien avoir une bouteille de Pisco chez moi. Des oeufs, tout le monde a ça. Des limes et du sirop simple. Assez basic. Il angosturareste les gouttes de Angostura. Cet amer est disponible à l’épicerie pour une dizaine de dollars. Pas besoin de vous dire que c’est le bitter le plus utilisé et que c’est un must. Vers la fin août – début septembre, c’est le temps des raisins bleus concordes. Mon beau-père a une vigne chez lui. J’ai essayé de mixer du jus de ces raisins avec le pisco et du sirop simple et ce fût un hit avec mes invités.

En août-septembre donc, je capitalise sur ma bouteille de Pisco en répondant à mes 4 critères. La formule : me, my guess, the season and the classics. Vos achats, vos choix, devraient tourner autour de ces principes.

Recette du Pisco Ontario

2 oz Pisco

0,75 oz sirop simple

15 à 20 raisins concordes pilés

Shakez et filtrez finement

Il y a deux choses que je n’ai pas mentionné dans la dernière section. Le budget et la base. Parce que oui, il y a un core d’alcool de base que tout bar maison devrait avoir, et que comme le titre de l’article l’annonçait, je veux vous aider si, comme moi et plusieurs autres, vous êtes sur un budget.

alcool_7 bases_185$
7 alcools de base à prix raisonnables

Voici donc mes choix, basés sur les prix de la SAQ. Comme règle, je n’ai pas seulement choisi le moins cher. Parfois ça serait trop concéder en termes de qualité.

Avec cette sélection, pour 185 $, vous avez bourbon, rye, vodka, tequila, cognac, rhum et gin. Si vous avez un budget de 200 $, prenez un format plus gros de votre préféré. Vous pouvez voir le détails des prix et sortir directement sur le site de la SAQ via mon mur Pinterest. En partant avec cette solide fondation, vos prochaines étapes seraient de vous procurer des liqueurs et apéritifs selon vos goûts. Le Campari, l’Aperol, le St-Germain et le Cointreau sont des bons choix pour moi. Vous aurez aussi besoin de vermouth rouges et blancs qui ne sont pas très dispendieux.

J’ajouterais aussi que c’est aussi une belle occasion pour les fans de mixo à la maison de tester vos classiques ou des créations. Vous ne risquez pas de gaspiller de l’alcool à haut prix.

 

Question du jour : qu’est-ce que vous aimez boire à l’automne ?

 

 

 

 

 

Twist sur Gimlet avec Piger Henricus

roses-lime-cordial-750ml-1986-p (1)
Not a fan of this

Ma combinaison préférée d’un alcool de base avec sucre et lime est le Gimlet, over la margarita qui est très populaire bien certainement, et le Daiquiri que je préfère Hemingway style. La recette classique demande d’utiliser le cordial de lime Rose’s, mais perso je ne me suis jamais fait à l’odeur de ce produit qui s’approche de celui du Monsieur Net. Je préfère faire mon propre cordial ou utiliser du sirop simple avec du jus de lime frais.

Ce que je vous propose ici c’est une déclinaison d’une twist estivale sur le Gimlet.

GinPigerHenricus-2J’utilise le gin Piger Henricus, gin québecois maintenant bien connu et qui représente selon moi une très belle entrée en matière. Ce qui le distingue, le panais, ajoute un côté sucré qui balance bien la lime.

Première tentative, j’étais chez une amie qui n’avait aucun shaker, et plus prévisible encore, aucun sirop simple. J’ai donc pilé délicatement (avec son pilon à épices que j’ai lavé pendant 5 minutes) 3 assez gros morceaux de concombre dans un pot mason, ajouté 3 bar spoons du sucre. Le jus d’une lime pressée avec ma main (elle n’avait pas de presse-agrumes) ni de jigger, 2 oz (roughly) de Piger, mesuré avec des verres à shooter. Rempli le pot mason de glaces (on en avait), fermé le couvercle, et on shake. J’ai eu toute la misère du monde à strainer ça comme il faut pour ensuite réaliser plus tard que j’aurais pu faire des trous dans le couvercle. Je m’en souviendrai lorsque je me retrouverai dans des conditions de pénurie d’outils comme ça.

Bon voilà pour la première variante du non-équipé. Je sais pas si c’est l’effort que j’y ai mis ou la chaleur, mais il était absolument délicieux !

Deuxième tentative, chez moi avec tous mes outils (enfin). J’ai décidé d’appliquer le même principe, mais de muddler quelques feuilles de basilic avec le concombre.

gimlet-concombre-basilic

Bon c’est plus joli que ce qui est sorti du pot mason, certes, mais détrompez-vous ce n’était pas meilleur. Le problème c’est que le basilic, c’est puissant, alors faites attention. Il faut y aller molo. En fait, cette tentative m’a poussé à me faire du sirop de basilic. En l’incorporant avec le sirop, je crois bien que ça atténuera la puissance de la fine herbe fraîche.

 

 

 

 

Sirop de basilic (donne la petite bouteille que vous voyez là et sa recharge à côté)

sirop_basilic

3/4 tasse d’eau

3/4 tasse de sucre

un bouquet de feuilles de basilic

une goutte de colorant alimentaire vert (yes, it needs some help color wise)

Dissoudre et portez à ébullition sucre et eau. Ajoutez le basilic et couvrir 25 min à feu minimum. Filtrez finement et ajoutez le colorant. Then frigo.

 

Troisième tentative (recette achevée) :

1.75 oz de Piger Henricus gin

3 rondelles de concombre

0,75 oz de sirop de basilic

1 oz jus de lime

1 dash de bitter Lab Lim’Tonik

Pilez le concombre. Ajoutez le reste des ingrédients et shakez. Filtrez finement dans un verre à martini refroidi.

C’est quand même une version légère parce que l’eau du concombre remplace 0,25 oz de gin et 0,25 oz de sirop par rapport aux recettes plus classiques.

 

Cheers,

 

 

Negroni week

Print

Du 1er au 7 juin, c’est Negroni week, une initiative du magazine Imbibe et de Campari qui existe depuis 2013. Pendant toute la semaine, les bars participants offriront des variantes du fameux cocktail classiques et verseront une part des profits à l’organisme de charité de leur choix. Près de 3000 bars à travers le monde y participent à l’évènement.

Origine

L’origine du cocktail remonte à « la Belle Époque ». Ce qui est certain, c’est qu’il est une variante plus costaude (+le gin. – le soda) du Americano, un cocktail fort populaire auprès des américains en Italie vers les années 1910 (d’où son nom). Il y a deux versions de la création du Negroni. La plus commune veut qu’autour de 1919 au caffè Casoni, à Florence, le comte Camilio Negroni ait commandé un Americano en demandant de remplacer l’eau de seltz par du gin. L’autre version attribut sa création au général Pascal Negroni, un capcorsin, à la veille de la première Guerre mondiale.

Vermouth, Gin, Amaro

classic Negroni
Gin Ungava, Campari, Martini Rosso

Pour aimer ce cocktail classique, il faut être à la base un fan d’amertume. Si on est déjà un fan, c’est ensuite intéressant d’essayer des variantes sur les 3 ingrédients à part égale qui le composent. Pour le vermouth, les choix à la SAQ semble peut-être limité pour l’instant, mais ça s’en vient. Vous pouvez compter sur le deuxième âge d’or du cocktail pour lui redonner ses lettres de noblesse. Je vous invite d’ailleurs à lire ce billet de Ève Dumas sur le sujet. Un bon vermouth devrait pouvoir se boire tout seul !

L’ingrédient qui permet le plus de variantes est sans conteste le gin, avec tout le choix qui ne cesse de s’accroître. Je ferais attention toutefois pour choisir un gin dont les arômes sont assez bold, assez puissantes. Les subtilités de rose et de concombre du Hendricks par exemple se feraient écraser par le Campari et le vermouth. Par contre, le Ungava pour moi a des caractéristiques d’herbes assez fortes pour ressortir dans un Negroni.

À mon avis, c’est au niveau de la liqueur amère que votre choix peut le plus influencer le goût final de votre Negroni. Évidemment, il y a le classique Campari. Valeur sûre. Mais il y a d’autres options. Averna, Amaro Montenegro, Amaro Nonino, Vechio, voir même du Fernet Branca. Pour ma part, j’ai bien hâte d’essayer cette nouveauté à la SAQ signature de la Distillerie Nardini.

Taking it to another level

11337082_1014374661929581_5604049085245045542_o
photo : Alambika.ca

Si vous êtes avancés sur le topic, Alambika offre des barils en fût de chêne en format 1, 2 et 5 L pour faire vieillir votre mix préféré de Negroni. Bon aussi pour faire vieillir d’autres sortes de cocktails. Définitivement dans mes plans d’essayer ça très prochainement.

Plusieurs bars au Québec participent à Negroni week, choisissez la cause qui vous tient à coeur.

Bevi responsabilmente !

 

Invasion cocktail post mortem (le mien) part 2

Chers lecteurs, nous étions au samedi 9 mai lors de mon dernier post. Le dernier droit de mon expérience d’Invasion cocktail 2015.

9 mai : brunch Aperol/Cinzano au Richmond


IMG_20150509_123051[1]Le Richmond
est un superbe endroit pour bruncher dans Griffintown. Un resto italien à la déco magnifique. La douce lumière qui entrait sur la terrasse ce midi-là était un remède parfait à tous les lendemains de veille. La place était bien remplie pour le service de 12h30 et Mr. Fish de Hendricks faisait partie de la crowd. J’en reparlerai plus loin. J’y étais avec ma copine qui adore particulièrement les brunch. Les gens d’Aperol étaient là dans leurs habits distinctifs et j’ai pris une photo avec deux d’entre-eux. Deux Aperol Spritz étaient servis avec notre choix d’entrée et de plat. Le Aperol Spritz est l’appéritif emblématique de l’Italie, il est tout simple et revient vraiment en force depuis deux ans. La recette est carrément sur la bouteille d’Aperol, how practical ! Au final ça donne un IMG_20150509_132305[1]genre d’Orange Crush pour adulte. Des bulles plus fines, moins de sucre et plus d’amertume. Pour ceux qui ne sont pas familier avec cette liqueur, pensez à un Campari allégé en amertume et en alcool. Aussi, vous vous rendrez compte que l’Aperol est très versatile pour d’autres cocktails.

 

10 mai : Mother’s day ! 

Dimanche off for me. Visite chez ma mère sur la rive-sud. Of course. Pour en savoir plus sur le cocktail très estival que je lui ai préparé, voyez l’article que j’ai publié pour l’occasion.

11 mai : 2 autres séminaire et party Hendricks

Je remercie sincèrement l’équipe d’Invasion de m’avoir permis de participer aux deux derniers séminaires de cette semaine du cocktail. C’est un réel privilège. J’ai su que les gens de l’industrie mettent ça dans leur CV, et pour cause. Connaître ce que l’on sert, d’où ça vient, comment c’est fait, c’est crucial pour améliorer l’expérience avec le client. Alors ils ont raisons d’accorder de l’importance à ces séminaires.

13:30 History and versatility of Cointreau.

IMG_20150511_143228[1]Qu’est-ce que je connaissais du Cointreau avant ce séminaire ? À vrai dire pas grand chose. À part que c’est essentiel dans un bar. Bien présent dans le margarita, le cosmo, le side car,  son équivalent, vendu un peu moins cher à la SAQ, est le Triple-Sec. C’est Rachel Osborne qui présentait la brand et elle était très dynamique. À l’origine, la recette du Cointreau est un effort pour améliorer et raffiner le Orange curaçao, dont le goût est beaucoup plus sucré. Dans Triple sec, « triple » signifie « trois fois plus concentré en huiles essentielles d’orange », alors que « sec » signifie que la teneur en sucre a été réduite. Rachel nous a fait goûté la différence. La marque a de l’histoire : Angers 1849 (naissance de la distillerie) et 1875 (recette finale). Elle figure dans les premières recettes de cocktails répertoriées. L’aspect versatile a été un eye opener. Le Cointreau n’est pas juste un demi-once obligatoire dans une margarita. Il peut être la vedette d’un cocktail. Ce Cointreau Fizz avec Sake et hibiscus était un délicieux exemple.

16:00 Discovering cachaça

IMG_20150511_162355[1]J’étais très excité pour celui-ci. J’adore la cachaça. One of my favorite. J’aime le caipirinha et ses nombreuses variantes. C’est très facile à faire. Pensez à un Daiquiri un peu garroché, rustique. Tout se retrouve dans le verre. Avant le début de la présentation, mes voisin(e)s et moi sentions notre verre de cachaça pure et j’étais content de ne pas être le seul à sentir la banane mûre. Perso, c’est toujours la première chose que je sens avec la cachaça. Toutefois, ceux ayant déjà visité des champs de cannes à sucre sentent plus le jus de canne en premier. Leblon est une marque relativement jeune, 2006, et en 2008 ils ont créé leur propre distillerie. Ils sont fiers d’avoir une production handcrafted, distillée à l’alambique, 35 employés seulement, et une récolte de cannes à sucre fait main. D’ailleurs, l’ambassadeur Ben Weinbroer a voulu ramener les pendules à l’heure, sur les appellations handcrafted. C’est galvaudé selon lui : trop de marques de production industrielle, avec des exportations massives à l’échelle mondiale, utilisent l’expression à outrance pour continuer à maintenir une image de produit d’exception à prix élevé. Tous les cocktails étaient excellents et le goodie bag, disons-le, généreux !

À ce point-ci le party Hendricks s’en vient et ça promet. À l’Auberge Saint-Gabriel on nous attendait pour 21h pour nous conduire vers l’endroit mystérieux, inconnu des invités.

Soirée Voyages extraordinaires de Hendricks.

Auberge Saint-Gabriel, 21h, une bonne partie l’industrie est là, dans ses beaux habits. J’aurais pu faire mieux à ce niveau. J’étais dans le mindset : « mysterieuse-soiree-pour-les-invites-de-hendricks-gin-lauberge-saint-gabriel-288514[1]loin du bureau, je peux être relax ». Anyway, no big deal. On nous sert des Gin & tonic pendant l’attente de la mystérieuse destination. Je converse ici et là puis je me retrouve près d’un visage familier…

Fish, l’homme-poisson d’Hendricks, brand ambassador. Même s’il ne parle pas, il est très expressif et réussit à communiquer très bien en mimant et avec des props.

crédit photo : Jimmy Hamelin
crédit photo : Jimmy Hamelin

Vers 9h30, on est appelé à l’extérieur où des voitures d’époque viennent chercher les invités par groupe de 4. Par pur hasard, je me retrouve dans le même véhicule que la représentante de SAQTchinTchin. Arrivé à l’Église Sainte-Brigide sur la rue Alexandre De-Sève, l’ambiance est très secret society. Un bar à l’avant et à l’arrière de l’église, un concombre doré comme objet de culte sur l’hôtel, des acrobates, une sirène dans une baignoire au milieu de l’endroit, et des tableaux qui s’ouvrent de temps à autre sur les côtés avec chant, orchestre, etc. Une délicieuse profanation. Voyez les photos dans l’album de l’événement. Voici les 4 cocktails qu’on nous servait  :

  • Hendrick’s Lemon & Tonic : Hendricks, tonic au citron, concombre.
  • Hendrick’s Gimlet : Hendricks, jus de lime, sirop simple.
  • Get Buck in here : Hendricks, jus de citron, Suze, Ginger Ale
  • Sesame Street : Hendricks, sake, umami bitters, sirop de sesame, jus de Yuzu

Le dernier, très original, était le meilleur des 4. Les deux premiers sont plus convenus. On ne s’y trompe pas. Vers la fin on nous faisait le Sesame Street on the rocks, et il était encore meilleur.

L’image de marque de Hendricks, est axé sur la créativité et l’originalité. Personnellement j’adore et ça m’a vraiment donné le goût de rejoindre la Society of the unusual.


Conclusion

Quelle semaine ! Chargée en rencontres, découvertes, et oui… en alcool. La philosophie de ce milieu, du moins de ce que j’en ai perçu, c’est work hard/party hard. Ça fait contraste avec le 8 à 5 standard, où les plaisirs modérés vont de paire avec les effets de la bureaucratie. Je sais qu’il y a toujours des mauvais côtés à chaque emploi, mais en observant les bartenders au cours de cette semaine, on peut dire que le downside n’est certainement pas la passion et le plaisir.

Merci à l’équipe d’Invasion et à toute la communauté du cocktail à Montréal pour cette semaine intense et divertissante. J’ai déjà très hâte à l’an prochain. D’ailleurs, l’organisation à déjà annoncé le retour de l’événement. Cheers!