Revue du gin Canopée

Entre l’ITHQ et mon boulot actuel, je n’ai pas encore trouvé un weekend pour rendre visite à la distillerie Mariana à Louiseville.  J’ai quand même acheté une bouteille à sa sortie récente en SAQ, curieux de découvrir les arômes derrière l’appellation « Gin Forestier ».

D’entrée de jeu, je vous le dis, je commence à être sérieusement impressionné par les gins du Québec. Ils ont du caractère et sont bien faits. Ils n’ont absolument rien à envier aux gins de mother England ou de nos voisins du sud. Mais comme n’importe quel trend, il y en a qui embarque parce que ça marche et qui surf sur la vague que les autres ont créé. Serait-ce le cas du Gin Canopée ? Allons-donc au vif du sujet.

Canopée Premium Gin Forestiergin canopée

40 % ABV. Gin Contemporain.

Botanicals : genièvre, épinette noire, thuya, bois d’érable, bois de chêne.

Nez :  bois et genièvre, quelques notes de vanille

Palais : bois Chêne et vanille plus présente

Finale : medium à longue, très enveloppante, boisée avec soupçon d’érable

C’est vraiment la souplesse et la délicatesse de ce gin qui m’a le plus étonné. Ses ingrédients botaniques de la forêt annonçaient pour moi un gin puissant, corsé, difficile à boire tout seul. Or, ce n’est pas le cas du tout. Ce gin est un pur bonheur neat, comme un bon rhum ou un bon whiskey. D’ailleurs, ses notes de bois et de vanille vont certainement conquérir des palais habitués à ces spiritueux. Bonne porte d’entrée donc pour ce type de clientèle qui voudrait s’initier au gin.

Son profil boisé unique le rend intéressant en dehors des classiques du gin, dans des recettes normalement réservées au whiskey. Je vois beaucoup de potentiel à la création pour les bartenders.


Suggestion de cocktail
: Gin Old Fashioned

Voici ma version adaptée spécifiquement pour ce gin :

70 ml Canopée

10 ml Sirop d’érable

Déco : Fraises sur un pic

Petit ajout intéressant : remuez votre old fashioned au préalable avec quelques fraises congelées en plus de la glace. L’érable aime la fraise, et les deux se marient superbement au Canopée.

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G&T anyone ?

J’ai testé avec quelques tonics. Le Canopée s’agence très bien en général en G&T, mais je l’ai trouvé particulièrement intéressant avec le Fever-Tree méditerranéen qui est très floral.

J’aimerais féliciter Jonathan Couturier et Jean-Philippe Roussy pour leur travail et leur persévérance. Je ne serais pas surpris de les voir gagner des prix dans les années à venir.

Alors ne tardez pas, 35 $ j’estime que c’est une véritable aubaine pour ce gin d’exception.

 

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Travailler avec le Mezcal

Lors de ma dernière publication, je vous avais parlé de mezcal, des cocktails au restaurant Escondite et de leur dégustation de Los Cuerudos. Je poursuis sur le même thème aujourd’hui avec 2 de mes créations avec le spiritueux fumé de Oaxaca.

La difficulté lorsqu’on mixe avec du mezcal, c’est que le fumé est très présent et atténue beaucoup les autres ingrédients. Il faut donc choisir des ingrédients avec des saveurs assez bold. Je savais déjà que je voulais utiliser l’orange, car elle remplace magnifiquement la lime avec les shots de mezcal. Mais je cherchais d’autres heureux mariages. En regardant le compte Instagram de El silencio, j’ai remarqué une recette intéressante qui m’a incité à faire du sirop de miel.

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Le #MezcalMolly de El silencio est un cocktail simple et délicieux, qui rapelle aussi que les sels fumés et épicés fonctionnent merveilleusement bien avec le mezcal. À retenir.

Comment faire du sirop de miel ?

Très facile, part égale d’eau bouillante et de miel. Mélanger jusqu’à dissolution et réfrigérez. J’ai pour ma part utiliser le Mielleux – un miel artisanal de Roxton Falls. Celui aux fleurs sauvages est excellent.

Voici ma première création, SANGRE Y ARENA :

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1.75 oz Mezcal reposado

1.25 oz jus d’orange frais

0.75 oz sirop de miel

0.5 oz Aperol

Zeste d’orange

Frappez tous les ingrédients dans un shaker et filtrez finement dans une coupe pré-refroidie.

La combinaison d’ingrédients s’apparente peut-être un peu au Blood and sand, d’où le nom. Je le vois un peu comme un cousin mexicain de ce classique. Sucré et fumé avec juste une petite pointe d’amertume qui empêche le cocktail d’être trop sucré.

Pour la seconde création, prenez tout ce que j’ai dit au sujet « d’atténuer le côté fumé » et oubliez-le. Je suis allé complètement à l’encontre de ça et j’ai doublé la mise sur le « smoky » avec du thé lapsang souchong. Car honnêtement, j’aime ça le fumé. Si vous êtes comme moi, cette recette va vous plaire.

 OAXACA ICED TEA

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2 oz Mezcal anejo ou joven

3.5 oz thé Lapsang Souchong froid

0.75 oz sirop de miel

Angostura et orange bitters au goût

quartier d’orange

Combinez les ingrédients, frappez dans un shaker et filtrez dans un highball rempli de glaces. Garnir d’un quartier d’orange.

Je suis très fier de ce cocktail. Si vous n’êtes pas familier avec le lapsang souchong. Demandez de le sentir dans un David’s tea. C’est très particulier. Il est souvent travaillé en cocktail parce que ses arômes rappellent celles du scotch fumé et boisé. Ne vous découragez lorsque vous verrez la couleur du lapsang souchong froid, il est digne du déversement dans le St-Laurent (les montréalais comprendront). Une fois combiné le mélange prend la couleur ambrée d’un thé glacé classique. Avec le miel, on a un résultat qui se rapproche beaucoup d’un vrai thé glacé (plus que le fameux Long island iced tea). C’est fumé certes, mais rien de trop prenant. Un rafraîchissement qui sort de l’ordinaire. Vous pouvez ajouter un peu de soda si ça vous chante.

J’espère vous avoir donner le goût de découvrir le mezcal. Essayez ces recettes et donnez moi vos commentaires.

À très bientôt.

Formation Authentic Caribbean Rum + Old Trinidad avec le Angostura 1919

ACR-logoBar Le Lab

Le 13 juillet dernier, j’ai eu le privilège d’assister à une formation sur le rhum des Caraïbes au Bar Le Lab. Une session bien remplie de 4h, où on a gouté une quinzaine de rhums, quelques cocktails, et qui a pu satisfaire tant les connaisseurs que les apprentis. Neil Morris, le brand ambassador de ACR Rums, et Gabrielle Panaccio du Lab, la membre du panel ACR pour le Canada, ont fait tous les deux un excellent boulot pour rendre la formation dynamique et intéressante.

À propos de ACR Rum

Le sceau ACR, c’est un peu comme une appellation d’origine contrôlée pour un vin. Des standards de qualité, une région (les Caraïbes) et des distilleries associées.

Les critères du sceau ACR Rum sont les suivants :

  • Rhum fermenté et distillé dans un pays du CARIFORUM (trade zone des Caraïbes)
  • Fait à partir de sucre de canne
  • Distillé à 96 % d’alcool par volume ou moins
  • Toute couleur s’il y a lieu doit provenir du bois ou de l’ajout de caramel
  • Embouteillé à 40 % de taux d’alcool (37.5 % où c’est permis)
  • L’inscription d’âge sur un rhum ACR doit être celui de l’âge minimal du rhum contenu dans le mélange. Un rhum 5 ans peut donc contenir du rhum 8 ans, mais pas du 4 ans.
  • Doit passer au moins 1 an en barils ou cuves de bois.

Vous trouverez sur mon Pinterest une liste complète des rhums que notre groupe a pu goûter lors de la formation ACR.

Voici mes préférés de la dégustation

chairmans_reserve_rum_1Chairman’s Reserve (Ste-Lucie) : Disponible à la SAQ pour une trentaine de dollars, ce rhum est parfait pour mixer mais peut très bien se prendre neat aussi. Distallation : pot stills et column stills. Arômes de pacanes, fruits sechés, vanille. Finale florale. Super rapport qualité-prix.

nicholasabbeySt.Nicholas Abbey 10 yr (Barbades) : N’est pas disponible à la SAQ malheureusement (faites pression !!). Magnifique système de distillation Pot stills & colonnes venant d’Allemagne appelé « Annabelle ». (voir les photos sur Rum Gallery) Levure de whiskey.

Appleton-Estate-Rare-Blend-Appleton Estate Rare blend 12 ans (Jamaïque) : maison très connue. Le rare blend 12 ans est complexe et riche. Des tanins de bois, mélasse. Appleton a maintenant dans leur rang une femme comme Master distiller : Joyce Spence. Disponible à la SAQ pour seulement 37.50. Superbe rapport qualité-prix.

Angostura-1919Angostura 1919 (Trinidad et Tobago) : même maison qui fait le célèbre Angostura bitter. Vanillé, avec au nez des parfums de tabac sucré. J.’ai absolument adoré. Vraiment facile à boire neat. Neil et Gabrielle ont qualifié ce rhum de « bonne entrée en matière / introduction ». C’est très vrai. Moi qui suis relativement novice en tout cas. C’est celui-ci qui m’a conquis. Disponible à la SAQ pour 51$. 

Même s’il est excellent tout seul ou sur glace, le Angostura 1919 m’a inspiré ce cocktail tout trinidadien de style old fashioned :

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Old Trinidad

  • 2 1/2 oz de Rhum Angostura 1919
  • 5 dash de Angostura bitter
  • 5 dash de Angostura Orange bitter
  • 2 bar spoons de sucre de canne
  • Un peu d’eau (1/2 oz)
  • Mangue Ataulfo + lime

Méthode :

Dans un verre à Old fashioned, imbibez le sucre avec les bitters

Ajoutez un peu d’eau et dissoudre le sucre en mélangeant.

Ajoutez la glace puis le rhum et mélangez.

Garnir avec un morceau de mangue Ataulfo et/ou un quartier de lime (la mangue ajoute une belle dimension au cocktail).

Je vous laisse avec quelques notions de base sur le rhum ainsi que quelques chiffres :

Il y a des rhums de type latin, français, et anglais. Fiez-vous à la langue du pays colonisateur pour identifier rapidement le type de rhum.

La distinction est au niveau de la méthode de distillation. Latin : distillation 100% colonnes.  Anglais : combinaison pot still et colonnes. Français : fait exclusivement à partir du jus de canne (rhum agricole).

Entre 2003 et 2013, la part du rhum sur marché des spiritueux a augmenté de 17% au Canada et de 26 % aux États-Unis.

Pour en savoir plus sur le sujet, vous pouvez télécharger le pdf de ACR « A decade of rum » en version française ou anglaise. D’autres formations auront lieu aussi en septembre à Montréal et à Québec. Consultez la section « Learn » du site d’ACR-Rum pour plus de détails.

Until next time, dites-moi quel est votre rhum préféré ? Je suis curieux.

Cheers,

Twist sur Gimlet avec Piger Henricus

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Not a fan of this

Ma combinaison préférée d’un alcool de base avec sucre et lime est le Gimlet, over la margarita qui est très populaire bien certainement, et le Daiquiri que je préfère Hemingway style. La recette classique demande d’utiliser le cordial de lime Rose’s, mais perso je ne me suis jamais fait à l’odeur de ce produit qui s’approche de celui du Monsieur Net. Je préfère faire mon propre cordial ou utiliser du sirop simple avec du jus de lime frais.

Ce que je vous propose ici c’est une déclinaison d’une twist estivale sur le Gimlet.

GinPigerHenricus-2J’utilise le gin Piger Henricus, gin québecois maintenant bien connu et qui représente selon moi une très belle entrée en matière. Ce qui le distingue, le panais, ajoute un côté sucré qui balance bien la lime.

Première tentative, j’étais chez une amie qui n’avait aucun shaker, et plus prévisible encore, aucun sirop simple. J’ai donc pilé délicatement (avec son pilon à épices que j’ai lavé pendant 5 minutes) 3 assez gros morceaux de concombre dans un pot mason, ajouté 3 bar spoons du sucre. Le jus d’une lime pressée avec ma main (elle n’avait pas de presse-agrumes) ni de jigger, 2 oz (roughly) de Piger, mesuré avec des verres à shooter. Rempli le pot mason de glaces (on en avait), fermé le couvercle, et on shake. J’ai eu toute la misère du monde à strainer ça comme il faut pour ensuite réaliser plus tard que j’aurais pu faire des trous dans le couvercle. Je m’en souviendrai lorsque je me retrouverai dans des conditions de pénurie d’outils comme ça.

Bon voilà pour la première variante du non-équipé. Je sais pas si c’est l’effort que j’y ai mis ou la chaleur, mais il était absolument délicieux !

Deuxième tentative, chez moi avec tous mes outils (enfin). J’ai décidé d’appliquer le même principe, mais de muddler quelques feuilles de basilic avec le concombre.

gimlet-concombre-basilic

Bon c’est plus joli que ce qui est sorti du pot mason, certes, mais détrompez-vous ce n’était pas meilleur. Le problème c’est que le basilic, c’est puissant, alors faites attention. Il faut y aller molo. En fait, cette tentative m’a poussé à me faire du sirop de basilic. En l’incorporant avec le sirop, je crois bien que ça atténuera la puissance de la fine herbe fraîche.

 

 

 

 

Sirop de basilic (donne la petite bouteille que vous voyez là et sa recharge à côté)

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3/4 tasse d’eau

3/4 tasse de sucre

un bouquet de feuilles de basilic

une goutte de colorant alimentaire vert (yes, it needs some help color wise)

Dissoudre et portez à ébullition sucre et eau. Ajoutez le basilic et couvrir 25 min à feu minimum. Filtrez finement et ajoutez le colorant. Then frigo.

 

Troisième tentative (recette achevée) :

1.75 oz de Piger Henricus gin

3 rondelles de concombre

0,75 oz de sirop de basilic

1 oz jus de lime

1 dash de bitter Lab Lim’Tonik

Pilez le concombre. Ajoutez le reste des ingrédients et shakez. Filtrez finement dans un verre à martini refroidi.

C’est quand même une version légère parce que l’eau du concombre remplace 0,25 oz de gin et 0,25 oz de sirop par rapport aux recettes plus classiques.

 

Cheers,

 

 

Grenadine, Kumquats et adaptation d’un Sidecar

ingriédients_sidecarIl y a longtemps que j’ai publié. C’est que je viens de déménager dans Verdun et les dernières semaines étaient plutôt mouvementées. Exit les francos, le jazz fest, mes sorties étaient dans des Home dépôt et boutiques de meubles. Mais j’ai maintenant un nouveau coin bar chez moi avec plusieurs étagères à remplir, et je me sens d’attaque. Vous allez m’dire « Verdun, pas un endroit super pour les bars ça » Et bien ironiquement ça va changer très bientôt. Une fois le verdict du 7 juillet tombé pour les 3 établissements qui attendent l’obtention d’un permis d’alcool, il risque d’y avoir un effet domino, et les verdunoises et verdunois vont vivre un grand boom à ce niveau à mon avis.

Une fois mes choses dépaquetées et installées, je suis allé faire un tour au Quartier Dix30 (bin oui) à la nouvelle galerie gastronomique Valmont, une épicerie fine dont la configuration et la présentation incitent à acheter, et à cuisiner (c’est vraiment beau !). Avec mon récent achat de livre PDT Cocktails par Jim Meehan en tête, j’avais l’intention de me procurer des ingrédients pour faire quelques recettes de sirop maison.

grenadinemaisonFirst une grenadine maison. Les trucs rouge fluo qu’on vous vend à l’épicerie, n’achetez pas ça ! Part égale de jus de pomme grenade POM et de sucre, mélangez jusqu’à la dissolution du sucre, réfrigérez. Une belle couleur naturelle et surtout le goût de la pomme grenade.

Et puis un sirop de kumquats. Si comme moi vous avez été longtemps à regarder les kumquats comme des avortons d’orange, ou des projectiles dangereusement acides dans un food fight. Like who the hell eats this anyway and how ? No flesh, trop petit à zester et beaucoup d’amertume ! Et bien la mixologie m’a ouvert les yeux sur ce petit tater tots japonais. Coupez les bouts de 6 à 8 kumquats (selon la grosseur) et plongez-les dans 1 tasse de sirop simple. Amenez à ébullition, puis baissez immédiatement au feu le plus bas pour 20 min. Mettez le couvercle de votre casserole et fermez le feu, et laissez refroidir pendant 1h. Filtrez finement dans une bouteille et mettre au frigo. Vous serez épatés. Même les petits kumquats confits que ça donne sont délicieux. (recette du PDT book)

COCKTAILS PLEASE !

Dans PDT, Jim Meehan donne une recette avec ce sirop de kumquats. Toute simple, et qui semble franchement délicieuse. Je me permets de la partager.

Kin Kan (signifie kumquat en japonais)

1.5 oz de Gin Beefeater

1 oz de sirop de kumquats

0.75 oz de jus de citron

Shakez avec de la glace, filtrez finement et servez dans une coupe pré-refroidie rincée avec de la liqueur de fleur de sureau St-Germain. Pas de garniture.

sidequatPour ma part, je suggère une adaptation du classique Sidecar

2 oz de cognac (j’utilise Gauthier Vs, très bon pour mixer et pas cher)

0.75 oz de jus de citron

0.5 oz de sirop de kumquats

0.5 oz de Cointreau

Shakez avec de la glace, filtrez finement, et servez dans une coupe pré-refroidie avec un kumquat confit sur un pic.

Cheers !

Cidre de feu et grosse pomme

Feu Sacré - Lacroix
Feu Sacré – Lacroix

Dimanche dernier au Marché Jean-Talon, tout près du spot à huîtres, un gentil monsieur m’a fait goûté du cidre. J’allais me contenter de la bouteille miniature et il a eu le bon réflexe de m’en offrir juste avant, et à la fin je suis parti avec la grosse bouteille. Je ne crois pas me tromper en disant que le Québec est une référence dans le domaine du cidre. On gagne des tas de médailles partout dans le monde. Il faut en être fiers et les mettre de l’avant. Au petit kiosque de la cidrerie Lacroix donc, c’est le Feu Sacré, un cidre de feu fortifié, qui a attiré mon attention. Je n’avais jamais essayé auparavant . On connaît bien le cidre de glace issue du gel, dont la fermentation se fait sur du jus concentré par le froid (cryoconcentration). Le climat du Québec est idéal pour ça. Le cidre de feu, à l’opposé, est chauffé jusqu’à l’obtention de la bonne concentration de sucre avant sa fermentation.

En plus de celui dont je vous parle aujourd’hui, vous trouverez à la SAQ d’autres marques importantes de cidre de feu, comme l’Union-libre de Dunham, ou Le Domaine Labranche en Montérégie. La différence importante entre les produits se situe au niveau de l’assemblage et du taux d’alcool. Le Feu Sacré utilise un assemblage de pommes Spartan et MacIntosh (50-50), Union-libre est fait à partir de Spartan-Empire-Cortland, alors que le le Domaine Labranche combine Spartan-Cortand-Mac.

The product

Visuel : doré tranlucide (means you can stir it like a Manhattan)

Nez : caramel très accentué, un peu de chêne

Bouche : Jus de pomme naturel (celui qui est brun et qu’on achète au temps des pommes) brandy

Now, a cocktail please !

En voyant le produit, sa couleur, 16 % d’alcool, j’ai immédiatement pensé à un substitut au vermouth rouge dans un Manhattan. Maintenant puisqu’il y a quand même un bon niveau de sucre dans ce cidre, je crois qu’il faut y aller avec le Rye pour le balancer. Pour ma part, on n’a pas à me convaincre bien longtemps. Je préfère mon Manhattan avec du rye whisky plutôt que du bourbon. La seule chose qu’il me restait à décider, c’est le bitter (ou la teinture). Toujours très important pour amener un petit « oumf ». J’hésitais entre black walnut, cannelle, ou classic Peychaud. Je suis allé pour la teinture cannelle. Classic…apple…pie.

20150608_grossepomme_wmLa Grosse Pomme

2 1/2 oz de whisky 100 % Rye Canadian Club

1 oz de cidre Feu Sacré

4 dash de Teinture Dashfire à la cannelle

Tranche de pomme pour garnir, ou cerise au bourbon Jack Rudy.

 

Prep : comme un Manhattan !

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La balance est là. Parenthèse : le Canadian Club 100 % Rye est un whiskey vraiment smooth pour un rye. Pour 25 $, ça vaut la peine. Ne levez pas le nez sur le Canadian club. Ça se boit tout seul. Par contre moins sucré que je m’attendais. La teinture est pas très présente au final, par contre elle est nécessaire je crois. Je vais définitivement essayer avec du bourbon et du Peychaud pour une version plus sucré.

 

Until next time, travaillez avec le cidre et donnez-moi des news.

Cheers.

Idées cocktail/cadeaux pour la fête des mères

Lillet Blanc
Lillet Blanc

Avant de commencer, petit truc si vous avez de la difficulté à trouver un cadeau pour la fête des mères, faite-lui un crash course de Pinterest, créez des tableaux avec elle et dites-lui de « piner » ce qu’elle aime pendant l’année. Vous aurez beaucoup plus de facilité en 2016. Et si maman a vraiment trop des goûts de luxe, au moins vous allez savoir que la gogosse qu’elle a reçu Noël passé était pointless.

Bon, pour la mienne, cette année, qu’est-ce que je prépare ? Ce post ne sera pas un spoiler. Ma mère ne fait pas partie de mon pool de 3 lecteurs et demi. Quand je pense à la fête des mères, au printemps, et à la semaine de beau temps qu’on vient d’avoir, j’ai le goût de lui préparer un truc vraiment simple et léger, et je veux qu’elle puisse s’en refaire chez elle tout l’été, facilement.

Récemment, j’ai découvert le Lillet Blanc. J’avais déjà pris un Vesper martini qui ne m’avait pas trop ému au Ritz, mais je n’avais jamais goûté le produit en tant que tel. Question de préjugés, priorités, I don’t know. Mais honnêtement ce petit apéritif français aux arômes de fleurs et de pêches est génial. Petite visite sur leur site, pour lire sur leur produit et y voir la recette du Lillet Vive, un truc qui me rappelle une version française du Pimm’s cup. Coup d’oeil dans mon bar pour de l’inspiration, et dans un manque flagrant d’originalité, j’accroche sur ma bouteille de St-Germain (encore). Honnêtement, cette liqueur-là est tellement versatile. St-Germain pourrait prendre le tagline de la Cholula hot sauce que j’ai vu au Superbowl il y a quelques années « I put that %& »$ on everything ».

Alors partant de la recette du Lillet Vive, voici ma version avec du St-Germain :

Côte d’Azur Cup (jamais allé, mais avec ces ingrédients-là, ça fit comme nom)

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Instructions

Versez tous les ingrédients dans une grosse coupe à vin, ajoutez de la glace jusqu’au bord et le tonic. Mélangez avec la cuillère.  

Le cocktail peut-être fait directement dans le verre, alors si maman a un shaker poche qui leak avec des recettes sur le côté, c’est pas grave. Ça prend juste une cuillère pour mélanger un peu. Tenez, mettez donc ça dans son cadeau aussi, c’est un bel objet et c’est essentiel !  Y’en a tout plein de beaux modèles chez Alambika.

Alors, recap :  une bouteille de St-Germain (46 $), une bouteille de Lillet Blanc (16$), une petite bouteille 1 oz de bitters à l’orange Bittercube (11$), un 4-pack de Tonic (7$), et une bonne cuillère de bar (30$). Pour un total d’environ 110 $ pour maman. Elle le mérite bien.

Mais surtout, le plus important : allez la voir, préparez le premier cocktail, et dites-lui que vous l’aimer.

Cheers,