Mes highlights de GinapaloozaMTL 2016

La gin frenzy s’est terminée le 11 mai dernier à Montréal et l’aventure se poursuit maintenant à Calgary depuis mercredi dernier jusqu’au 1er juin. J’ai listé pour vous mes faits saillants de l’évènement.

J’ai réussi à amasser 17 étampes sur 30, ce qui est pas mal du tout en vue du tirage, mais je regrette énormément de ne pas avoir essayer les créations du 4ième mur, du Kabinet et du Lab. Ce sont les 3 bars que je n’ai pas pu faire. Leur liste pour ginapalooza semblait excellente. Ceux qui les ont essayé, n’hésitez pas à commenter ici ou sur ma page Facebook.

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Allons-y avec mon top 5 des meilleurs cocktails de ginapaloozaMTL, évidemment parmis ceux que j’ai dégusté :

5. Le Jardin du Park au Bishop & Bagg – Sabrina Mailhot avec le gin Madison Park

Fait partie de la catégorie « t’aimes ou t’aimes pas » peut-être à cause du jus de celeri, mais pour moi ça fonctionnait. Belle frâicheur avec le Cointreau et le citron du Madison Park.

4. Seaword Bound au Wunderbar – Chris Natale avec le gin St-Laurent. 

If you didn’t know, la chartreuse aime les algues de ce gin. Un take végétal sur le Last word, qui fonctionne aussi très bien avec le Romeo’s à cause du match concombre et aneth.

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Seaword Bound

3. Vintage Leaf au 132 Bar Vintage – Jonathan Elbaz avec le Brockman’s gin.

Un mélange éclectique de confiture, de sherry manzanilla et de Cynar pour venir complimenter les baies du Brockman’s. Du bon fruit, bien balancé.

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Vintage Leaf

2. Hollywood Boulevard au 132 Bar Vintage – Jonathan Elbaz avec The Botanist gin

J’étais sceptique. J’avais déjà vu une photo. Mixer du LS Cream ou du Rum Chata avec un tel gin me semblait très étrange. Well folks, it works big time. Le botanist réussi à briller. La beauté de ce cocktail aussi est sa simplicité (3 ingrédients !) que tous devraient reconnaître comme une qualité. C’est pas en lisant le menu que tu devrais être impressionné, c’est quand le drink touche ta langue.

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Hollywood Boulevard

Et le grand gagnant …

Dante de Chez Dallaire – Hugo Dallaire avec le Romeo’s gin.

Le Rimouski et le Secret de Provence étaient aussi excellents chez Dallaire, mais la fraîcheur du Dante avec l’aneth du Romeo’s, le yogourt grec (je suis toujours sceptique avec le yogourt dans les cocktails) et le citron a fait la différence. Un cocktail estival à boire avec avec vos grillades sur le BBQ. So damn good ! Ils vont le garder au menu pour cet été, ce qui est une excellente nouvelle.

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Quelques conclusions…

  • Un beau travail du 132 Bar Vintage et de Chez Dallaire pour leurs créations. Mes 2 endroits favoris lors de l’évènement comme le démontre mon appréciation des cocktails.

 

  • Les gins québécois  Romeo’s et St-Laurent sont exceptionnels pour les mixologues. Les 2 parviennent à faire ressortir la fraîcheur si importante dans les cocktails.

 

  • Ginapalooza offre tellement de chances de gagner facilement des prix que vous seriez crazy de le manquer l’année prochaine ! J’ai gagné 6 prix au total en 1 semaine, et je ne me suis même pas forcé pour les photos et les quiz !
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Ginapalooza – 27 avril au 11 mai

logo62-ginapaloozaCe soir, le volet montréalais de la 2ième édition de Ginapalooza débute ses festivités. Le festival pancanadien a été créé pour supporter nos excellents distillateurs locaux de gin, de même que les établissements et bartenders qui mettent en valeur ce spiritueux à travers leurs créations.

Si vous trouvez que l’attente au 10 mai pour Invasion cocktail est longue, vous avez d’ici là l’occasion pendant 2 semaines de visiter les bars participants et de goûter certains des 30 cocktails utilisant les marques de gin associées avec l’évènement : Beefeater London Dry Gin, Boodles British Gin, The Botanist Gin, Brockman’s Premium Gin, Bulldog London Dry Gin, Caorunn Small Batch Scottish Gin, Hendrick’s Gin, Madison Park London Dry Gin, Romeo’s Montreal Dry Gin et St. Laurent Gin

Assurez-vous de demander votre G-Pass dans un de ces 10 bars participants  :

Pour savoir quelle marque sera en vedette dans quels établissements, cliquez sur les logos sur cette page.

Les étampes que vous accumulerez dans votre G-Pass augmenteront vos chances de gagner un voyage à Londres pour y visiter la célèbre distillerie Beefeater !  De plus, plusieurs autres concours ont lieu pendant les 2 semaines. Vous n’avez qu’à suivre les comptes de Ginapalooza Montréal sur Instagram, Twitter et Facebook et rester à l’affût.

Pour plus de détails sur les manières de gagner des prix visitez la page how-to-palooza sur le site de l’évènement.

Alors au plaisir de se croiser autour d’un cocktail à base de gin. Et faites-vous aller le hashtag #ginapaloozamtl.

C’est parti !

Boire de façon responsable – le cas Flor de Caña

De retour d’une expérience enrichissante dans les Caraïbes avec ACR-Rum. Évidemment, vous vous attendez peut-être à un récit de voyage ou un exposé sur le rhum. C’était effectivement un merveilleux voyage et il y a plusieurs photos qui en témoignent sur ma page Facebook et mon compte Instagram. J’ai énormément appris pendant mon séjour.

Toutefois si vous êtes un nerd du rhum et voulez en savoir plus, je ne saurais mieux faire que Josh Miller, un blogueur de notre groupe de gagnants ACR. Josh est un vrai passionné et blogue principalement sur ce spiritueux. Il posait les questions les plus pertinentes pendant les visites et a fait un travail journalistique exemplaire. Alors au lieu de vous offrir un sous-produit de ce qu’il fait avec tant d’excellence, je vais plutôt vous recommander d’aller le lire sur Inu A Kena. Vous ne serez pas déçus.

Cela paraîtra Debbie Downer pour certains, mais le sujet que j’ai le goût d’aborder avec vous dans cet article fait en sorte le pont entre ma formation ACR, et un article paru la date de mon retour sur Munchies où il est question du taux de décès alarmant dans la région de Chichigalpa’s au Nicaragua. Les hommes dans la trentaine  de cette région sont affectés depuis plusieurs années par une maladie rénale chronique (CKD) et les scientifiques ont relié la maladie aux conditions de travail dans les champs de canne à sucre. Les longues journées de travail incitées par un mode de paie à la quantité de canne coupée, la chaleur accablante, l’hydratation inadéquate et les breuvages sucrés offerts participent à l’épidémie. Le travail quotidien de ces hommes équivaut à un demi marathon par jour ! Multipliez ça par 5 ou 6 pour une semaine …

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Un homme souffrant de maladie rénale chronique (CKD). Photo par Julio Lopez.

Il me semble que tout ça tombe à point. Avec Authentic Caribbean Rum, WIRSPA veut redonner ses lettres de noblesse au rhum. Mais le focus est surtout sur le produit final. Authenticité, provenance, qualité. Des règles pour empêcher le free-for-all qui mènerait à une dépréciation du spiritueux. Je crois que c’est un mandat louable, mais sans enlever de l’importance à cet aspect, il ne faudrait pas oublier que la noblesse et la réputation passent aussi par la responsabilité sociale. Je n’ai pas de chiffres à l’appui, mais il est assez fréquent que les compagnies qui se soucient plus d’environnement et de conditions de travail ont aussi un grand souci pour la qualité du produit qu’ils offrent aux consommateurs. Simple observation. Ce serait une initiative qui changerait la donne, si ACR-Rum ajoutait des règles en ce sens à leurs critères de marque.

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Photo : Bobby Heugel

Quand on voit ce qui se passe au Nicaragua avec les travailleurs de la canne à sucre, on ne peut faire autrement que de se demander si le fait d’inscrire l’année la plus jeune d’un mélange sur l’étiquette est le plus grand défi de cette industrie. Flor de Caña ne fait pas parti d’ACR, mais c’est un rhum de qualité, une marque prestigieuse et très populaire. Ce cas est peut-être la sonnette d’alarme d’un problème qui affecte l’industrie du rhum à plus grande échelle. Mené par Bobby Heugel du Anvil Bar & Refuge à Houston, des bartenders ont déjà réagi aux États-Unis en arrêtant de servir Flor de Caña à leurs clients.

Il est important de savoir si les rapports de responsabilité sociale d’entreprise sont bien encadrés dans cette industrie, ou si nous faisons face à de l’écoblanchiment (greenwashing). Quand un pays dépend autant d’un secteur précis d’activité économique, les citoyens et travailleurs n’ont souvent pas le gros bout du bâton avec les compagnies qui opèrent. Les audits sont-ils bien faits et couvrent-ils toute la chaîne d’approvisionnement ? Et du point de vue environnemental : est-ce que le CO2 généré par le processus de fermentation est bien géré ?

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L’usine de traitement du CO2 et de CH4 de Demerara Distillers ltd. Directement de l’autre côté de la rue de la distillerie.

Si nous nous posons de plus en plus ces questions pour le contenu de notre assiette et nos biens essentiels, je ne vois pas de raison valable pour que les bartenders et les consommateurs ne se questionnent pas sur ces mêmes enjeux avant de servir ou consommer des spiritueux.

New-LIF-logo-small-english-see-thruLa Isla Foundation est un ONG qui a été créé pour se pencher spécifiquement sur ce problème chez les travailleurs de la canne à sucre. Ce vidéo tiré de leur site web donne une vue d’ensemble à la question :

Suite à l’article de Munchies, Flor de Caña a émis un communiqué qui défend les initiatives de Ingenio San Antonio, la compagnie où elle achète sa mélasse.

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En opposition, je vous dirige vers l’étude de terrain de La Isla Foundation qui test 7 affirmations de Ingenio San Antonio à propos de leurs champs.

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Le débat s’est poursuivi lors des derniers jours et le 13 décembre, Edward Hamilton de Ministry of rum a publié cet article où il offre une position plus nuancé sur Flor de Caña, mentionnant l’apport indéniable de la famille Pelas dans la région.

J’espère amener l’attention un peu sur cet enjeu dans les pays francophones.

Pour le temps des fêtes, je vous invite donc à boire de façon responsable, dans le sens plus large du terme. Indirectement, le mot est valable pour la SAQ aussi dans son offre…

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Certification complète ACR Rum : 22 au 27 novembre – Barbades | Guyana | Trinité-et-Tobago

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Le rhum que j’ai utilisé pour le concours d’ACR.

Dimanche très tôt, je quitterai le pays pour la Barbade pour un voyage qui risque d’être mémorable. J’y rencontrerai des producteurs, maîtres distillateurs, bartenders et aurai la chance de parfaire ma connaissance du rhum.

Vous vous souvenez de ma publication du 11 aoùt dernier ? Suite à cette formation sur le rhum des caraïbes donnée par Gabrielle Panaccio au Lab, les participants pouvaient aller sur le site de ACR Rum, soumettre une recette de cocktail avec un des rhums dégustés et répondre à une série de questions (connaissances + un peu de marketing de leurs produits). Après évaluation, 10 candidats à travers le monde étaient sélectionnés pour aller dans les Caraïbes durant une semaine, visiter des distilleries et en apprendre plus sur le rhum pour la seconde phase de la certification.

Et bien je fais partie de ces 10 chanceux. Ouin… j’ai gagné un voyage dans les Caraïbes et c’est pas un scam. 😛

Voici l’horaire de mon séjour qui m’a été envoyé par les organisateurs cette semaine :

22 novembre

4h PM : arrivée à la Barbade (Bridgetown)

6h PM : arrivée au Radisson Aquatica resort (welcome drink avec Neil Morris)

source : http://www.radisson.com/st-michael-hotel-bb/brbbbds
source : http://www.radisson.com/st-michael-hotel-bb/brbbbds

7h PM : Souper informel à l’hôtel

23 novembre

7h AM : Déjeuner à l’hôtel

8h15 AM : Départ pour la tournée des distilleries

7h30 PM : Souper au Coast Beach Bar

24 novembre

7h AM : déjeuner

8h15 AM : départ pour la distillerie West Indies

source : http://www.barbados.org/
West Indies distillery – source : http://www.barbados.org/

5h30 PM : vol pour Guyana

10h PM : arrivée à l’aéroport OGL

11h PM : arrivée à l’hôtel Marriot

 

 

25 novembre

8h AM : déjeuner à l’hôtel

9h AM : départ pour la distillerie Demarara

10h AM : tour de la distillerie  et lunch

  • Visite du Musée DDL
  • Retour à l’hôtel via les champs de canne à sucre

7h30 PM : Souper

26 novembre

7h30 AM : Départ et check-in à l’aéroport

10h20 AM : départ pour Trinidad & Tobago

11h30 AM : arrivée à Port of Spain

1h PM : lunch et tour de Angostura

7h30 : souper

27 novembre

vol de retour au Canada

 

J’ai l’intention de bien profiter de cette incroyable opportunité. Pour ceux qui voudraient me suivre pendant le voyage, je publierai principalement sur ma page Facebook et sur mon compte Instagram.

À bientôt ! Et soyez forts en cette fin de mois de novembre !

Formation Authentic Caribbean Rum + Old Trinidad avec le Angostura 1919

ACR-logoBar Le Lab

Le 13 juillet dernier, j’ai eu le privilège d’assister à une formation sur le rhum des Caraïbes au Bar Le Lab. Une session bien remplie de 4h, où on a gouté une quinzaine de rhums, quelques cocktails, et qui a pu satisfaire tant les connaisseurs que les apprentis. Neil Morris, le brand ambassador de ACR Rums, et Gabrielle Panaccio du Lab, la membre du panel ACR pour le Canada, ont fait tous les deux un excellent boulot pour rendre la formation dynamique et intéressante.

À propos de ACR Rum

Le sceau ACR, c’est un peu comme une appellation d’origine contrôlée pour un vin. Des standards de qualité, une région (les Caraïbes) et des distilleries associées.

Les critères du sceau ACR Rum sont les suivants :

  • Rhum fermenté et distillé dans un pays du CARIFORUM (trade zone des Caraïbes)
  • Fait à partir de sucre de canne
  • Distillé à 96 % d’alcool par volume ou moins
  • Toute couleur s’il y a lieu doit provenir du bois ou de l’ajout de caramel
  • Embouteillé à 40 % de taux d’alcool (37.5 % où c’est permis)
  • L’inscription d’âge sur un rhum ACR doit être celui de l’âge minimal du rhum contenu dans le mélange. Un rhum 5 ans peut donc contenir du rhum 8 ans, mais pas du 4 ans.
  • Doit passer au moins 1 an en barils ou cuves de bois.

Vous trouverez sur mon Pinterest une liste complète des rhums que notre groupe a pu goûter lors de la formation ACR.

Voici mes préférés de la dégustation

chairmans_reserve_rum_1Chairman’s Reserve (Ste-Lucie) : Disponible à la SAQ pour une trentaine de dollars, ce rhum est parfait pour mixer mais peut très bien se prendre neat aussi. Distallation : pot stills et column stills. Arômes de pacanes, fruits sechés, vanille. Finale florale. Super rapport qualité-prix.

nicholasabbeySt.Nicholas Abbey 10 yr (Barbades) : N’est pas disponible à la SAQ malheureusement (faites pression !!). Magnifique système de distillation Pot stills & colonnes venant d’Allemagne appelé « Annabelle ». (voir les photos sur Rum Gallery) Levure de whiskey.

Appleton-Estate-Rare-Blend-Appleton Estate Rare blend 12 ans (Jamaïque) : maison très connue. Le rare blend 12 ans est complexe et riche. Des tanins de bois, mélasse. Appleton a maintenant dans leur rang une femme comme Master distiller : Joyce Spence. Disponible à la SAQ pour seulement 37.50. Superbe rapport qualité-prix.

Angostura-1919Angostura 1919 (Trinidad et Tobago) : même maison qui fait le célèbre Angostura bitter. Vanillé, avec au nez des parfums de tabac sucré. J.’ai absolument adoré. Vraiment facile à boire neat. Neil et Gabrielle ont qualifié ce rhum de « bonne entrée en matière / introduction ». C’est très vrai. Moi qui suis relativement novice en tout cas. C’est celui-ci qui m’a conquis. Disponible à la SAQ pour 51$. 

Même s’il est excellent tout seul ou sur glace, le Angostura 1919 m’a inspiré ce cocktail tout trinidadien de style old fashioned :

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Old Trinidad

  • 2 1/2 oz de Rhum Angostura 1919
  • 5 dash de Angostura bitter
  • 5 dash de Angostura Orange bitter
  • 2 bar spoons de sucre de canne
  • Un peu d’eau (1/2 oz)
  • Mangue Ataulfo + lime

Méthode :

Dans un verre à Old fashioned, imbibez le sucre avec les bitters

Ajoutez un peu d’eau et dissoudre le sucre en mélangeant.

Ajoutez la glace puis le rhum et mélangez.

Garnir avec un morceau de mangue Ataulfo et/ou un quartier de lime (la mangue ajoute une belle dimension au cocktail).

Je vous laisse avec quelques notions de base sur le rhum ainsi que quelques chiffres :

Il y a des rhums de type latin, français, et anglais. Fiez-vous à la langue du pays colonisateur pour identifier rapidement le type de rhum.

La distinction est au niveau de la méthode de distillation. Latin : distillation 100% colonnes.  Anglais : combinaison pot still et colonnes. Français : fait exclusivement à partir du jus de canne (rhum agricole).

Entre 2003 et 2013, la part du rhum sur marché des spiritueux a augmenté de 17% au Canada et de 26 % aux États-Unis.

Pour en savoir plus sur le sujet, vous pouvez télécharger le pdf de ACR « A decade of rum » en version française ou anglaise. D’autres formations auront lieu aussi en septembre à Montréal et à Québec. Consultez la section « Learn » du site d’ACR-Rum pour plus de détails.

Until next time, dites-moi quel est votre rhum préféré ? Je suis curieux.

Cheers,

Rendez-vous Jameson

 

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Cette semaine, j’ai reçu un magnifique panier-cadeau de Jameson afin de participer à une dégustation / discussion sur Twitter qui aura lieu ce soir (11 juin) de 19h à 21h de même que le 18 juin prochain sur le hashtag #RDVJameson. C’est une belle occasion de découvrir, ou redécouvrir ce whiskey. J’ai manqué le rendez-vous du 4 juin, où le focus était plus sur une intro à l’histoire de la marque. J’ai relevé la séquence des tweets les plus importants :

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Following up … (5 juin)

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J’ai listé quelques préjugés négatifs à propos du Jameson :

« Boring » – amateur de single malt

« Why bother with Irish whiskey ? »

« Good for mixing, and that’s about it. »

Quelques-uns plus positifs :

« Fiable, go-to whiskey »

Excellent rapport qualité-prix.

Bonne entrée en matière.

Pour ce soir, je vous suggère de faire clean slate de tout ça et de vous concentrer sur le liquide dans votre verre. Joignez-vous à la discussion. La SAQ offre 3 $ de rabais sur le Jameson de 18h à 21h !

À ce soir !

Negroni week

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Du 1er au 7 juin, c’est Negroni week, une initiative du magazine Imbibe et de Campari qui existe depuis 2013. Pendant toute la semaine, les bars participants offriront des variantes du fameux cocktail classiques et verseront une part des profits à l’organisme de charité de leur choix. Près de 3000 bars à travers le monde y participent à l’évènement.

Origine

L’origine du cocktail remonte à « la Belle Époque ». Ce qui est certain, c’est qu’il est une variante plus costaude (+le gin. – le soda) du Americano, un cocktail fort populaire auprès des américains en Italie vers les années 1910 (d’où son nom). Il y a deux versions de la création du Negroni. La plus commune veut qu’autour de 1919 au caffè Casoni, à Florence, le comte Camilio Negroni ait commandé un Americano en demandant de remplacer l’eau de seltz par du gin. L’autre version attribut sa création au général Pascal Negroni, un capcorsin, à la veille de la première Guerre mondiale.

Vermouth, Gin, Amaro

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Gin Ungava, Campari, Martini Rosso

Pour aimer ce cocktail classique, il faut être à la base un fan d’amertume. Si on est déjà un fan, c’est ensuite intéressant d’essayer des variantes sur les 3 ingrédients à part égale qui le composent. Pour le vermouth, les choix à la SAQ semble peut-être limité pour l’instant, mais ça s’en vient. Vous pouvez compter sur le deuxième âge d’or du cocktail pour lui redonner ses lettres de noblesse. Je vous invite d’ailleurs à lire ce billet de Ève Dumas sur le sujet. Un bon vermouth devrait pouvoir se boire tout seul !

L’ingrédient qui permet le plus de variantes est sans conteste le gin, avec tout le choix qui ne cesse de s’accroître. Je ferais attention toutefois pour choisir un gin dont les arômes sont assez bold, assez puissantes. Les subtilités de rose et de concombre du Hendricks par exemple se feraient écraser par le Campari et le vermouth. Par contre, le Ungava pour moi a des caractéristiques d’herbes assez fortes pour ressortir dans un Negroni.

À mon avis, c’est au niveau de la liqueur amère que votre choix peut le plus influencer le goût final de votre Negroni. Évidemment, il y a le classique Campari. Valeur sûre. Mais il y a d’autres options. Averna, Amaro Montenegro, Amaro Nonino, Vechio, voir même du Fernet Branca. Pour ma part, j’ai bien hâte d’essayer cette nouveauté à la SAQ signature de la Distillerie Nardini.

Taking it to another level

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photo : Alambika.ca

Si vous êtes avancés sur le topic, Alambika offre des barils en fût de chêne en format 1, 2 et 5 L pour faire vieillir votre mix préféré de Negroni. Bon aussi pour faire vieillir d’autres sortes de cocktails. Définitivement dans mes plans d’essayer ça très prochainement.

Plusieurs bars au Québec participent à Negroni week, choisissez la cause qui vous tient à coeur.

Bevi responsabilmente !

 

Invasion cocktail post mortem (le mien) part 2

Chers lecteurs, nous étions au samedi 9 mai lors de mon dernier post. Le dernier droit de mon expérience d’Invasion cocktail 2015.

9 mai : brunch Aperol/Cinzano au Richmond


IMG_20150509_123051[1]Le Richmond
est un superbe endroit pour bruncher dans Griffintown. Un resto italien à la déco magnifique. La douce lumière qui entrait sur la terrasse ce midi-là était un remède parfait à tous les lendemains de veille. La place était bien remplie pour le service de 12h30 et Mr. Fish de Hendricks faisait partie de la crowd. J’en reparlerai plus loin. J’y étais avec ma copine qui adore particulièrement les brunch. Les gens d’Aperol étaient là dans leurs habits distinctifs et j’ai pris une photo avec deux d’entre-eux. Deux Aperol Spritz étaient servis avec notre choix d’entrée et de plat. Le Aperol Spritz est l’appéritif emblématique de l’Italie, il est tout simple et revient vraiment en force depuis deux ans. La recette est carrément sur la bouteille d’Aperol, how practical ! Au final ça donne un IMG_20150509_132305[1]genre d’Orange Crush pour adulte. Des bulles plus fines, moins de sucre et plus d’amertume. Pour ceux qui ne sont pas familier avec cette liqueur, pensez à un Campari allégé en amertume et en alcool. Aussi, vous vous rendrez compte que l’Aperol est très versatile pour d’autres cocktails.

 

10 mai : Mother’s day ! 

Dimanche off for me. Visite chez ma mère sur la rive-sud. Of course. Pour en savoir plus sur le cocktail très estival que je lui ai préparé, voyez l’article que j’ai publié pour l’occasion.

11 mai : 2 autres séminaire et party Hendricks

Je remercie sincèrement l’équipe d’Invasion de m’avoir permis de participer aux deux derniers séminaires de cette semaine du cocktail. C’est un réel privilège. J’ai su que les gens de l’industrie mettent ça dans leur CV, et pour cause. Connaître ce que l’on sert, d’où ça vient, comment c’est fait, c’est crucial pour améliorer l’expérience avec le client. Alors ils ont raisons d’accorder de l’importance à ces séminaires.

13:30 History and versatility of Cointreau.

IMG_20150511_143228[1]Qu’est-ce que je connaissais du Cointreau avant ce séminaire ? À vrai dire pas grand chose. À part que c’est essentiel dans un bar. Bien présent dans le margarita, le cosmo, le side car,  son équivalent, vendu un peu moins cher à la SAQ, est le Triple-Sec. C’est Rachel Osborne qui présentait la brand et elle était très dynamique. À l’origine, la recette du Cointreau est un effort pour améliorer et raffiner le Orange curaçao, dont le goût est beaucoup plus sucré. Dans Triple sec, « triple » signifie « trois fois plus concentré en huiles essentielles d’orange », alors que « sec » signifie que la teneur en sucre a été réduite. Rachel nous a fait goûté la différence. La marque a de l’histoire : Angers 1849 (naissance de la distillerie) et 1875 (recette finale). Elle figure dans les premières recettes de cocktails répertoriées. L’aspect versatile a été un eye opener. Le Cointreau n’est pas juste un demi-once obligatoire dans une margarita. Il peut être la vedette d’un cocktail. Ce Cointreau Fizz avec Sake et hibiscus était un délicieux exemple.

16:00 Discovering cachaça

IMG_20150511_162355[1]J’étais très excité pour celui-ci. J’adore la cachaça. One of my favorite. J’aime le caipirinha et ses nombreuses variantes. C’est très facile à faire. Pensez à un Daiquiri un peu garroché, rustique. Tout se retrouve dans le verre. Avant le début de la présentation, mes voisin(e)s et moi sentions notre verre de cachaça pure et j’étais content de ne pas être le seul à sentir la banane mûre. Perso, c’est toujours la première chose que je sens avec la cachaça. Toutefois, ceux ayant déjà visité des champs de cannes à sucre sentent plus le jus de canne en premier. Leblon est une marque relativement jeune, 2006, et en 2008 ils ont créé leur propre distillerie. Ils sont fiers d’avoir une production handcrafted, distillée à l’alambique, 35 employés seulement, et une récolte de cannes à sucre fait main. D’ailleurs, l’ambassadeur Ben Weinbroer a voulu ramener les pendules à l’heure, sur les appellations handcrafted. C’est galvaudé selon lui : trop de marques de production industrielle, avec des exportations massives à l’échelle mondiale, utilisent l’expression à outrance pour continuer à maintenir une image de produit d’exception à prix élevé. Tous les cocktails étaient excellents et le goodie bag, disons-le, généreux !

À ce point-ci le party Hendricks s’en vient et ça promet. À l’Auberge Saint-Gabriel on nous attendait pour 21h pour nous conduire vers l’endroit mystérieux, inconnu des invités.

Soirée Voyages extraordinaires de Hendricks.

Auberge Saint-Gabriel, 21h, une bonne partie l’industrie est là, dans ses beaux habits. J’aurais pu faire mieux à ce niveau. J’étais dans le mindset : « mysterieuse-soiree-pour-les-invites-de-hendricks-gin-lauberge-saint-gabriel-288514[1]loin du bureau, je peux être relax ». Anyway, no big deal. On nous sert des Gin & tonic pendant l’attente de la mystérieuse destination. Je converse ici et là puis je me retrouve près d’un visage familier…

Fish, l’homme-poisson d’Hendricks, brand ambassador. Même s’il ne parle pas, il est très expressif et réussit à communiquer très bien en mimant et avec des props.

crédit photo : Jimmy Hamelin
crédit photo : Jimmy Hamelin

Vers 9h30, on est appelé à l’extérieur où des voitures d’époque viennent chercher les invités par groupe de 4. Par pur hasard, je me retrouve dans le même véhicule que la représentante de SAQTchinTchin. Arrivé à l’Église Sainte-Brigide sur la rue Alexandre De-Sève, l’ambiance est très secret society. Un bar à l’avant et à l’arrière de l’église, un concombre doré comme objet de culte sur l’hôtel, des acrobates, une sirène dans une baignoire au milieu de l’endroit, et des tableaux qui s’ouvrent de temps à autre sur les côtés avec chant, orchestre, etc. Une délicieuse profanation. Voyez les photos dans l’album de l’événement. Voici les 4 cocktails qu’on nous servait  :

  • Hendrick’s Lemon & Tonic : Hendricks, tonic au citron, concombre.
  • Hendrick’s Gimlet : Hendricks, jus de lime, sirop simple.
  • Get Buck in here : Hendricks, jus de citron, Suze, Ginger Ale
  • Sesame Street : Hendricks, sake, umami bitters, sirop de sesame, jus de Yuzu

Le dernier, très original, était le meilleur des 4. Les deux premiers sont plus convenus. On ne s’y trompe pas. Vers la fin on nous faisait le Sesame Street on the rocks, et il était encore meilleur.

L’image de marque de Hendricks, est axé sur la créativité et l’originalité. Personnellement j’adore et ça m’a vraiment donné le goût de rejoindre la Society of the unusual.


Conclusion

Quelle semaine ! Chargée en rencontres, découvertes, et oui… en alcool. La philosophie de ce milieu, du moins de ce que j’en ai perçu, c’est work hard/party hard. Ça fait contraste avec le 8 à 5 standard, où les plaisirs modérés vont de paire avec les effets de la bureaucratie. Je sais qu’il y a toujours des mauvais côtés à chaque emploi, mais en observant les bartenders au cours de cette semaine, on peut dire que le downside n’est certainement pas la passion et le plaisir.

Merci à l’équipe d’Invasion et à toute la communauté du cocktail à Montréal pour cette semaine intense et divertissante. J’ai déjà très hâte à l’an prochain. D’ailleurs, l’organisation à déjà annoncé le retour de l’événement. Cheers!

Invasion cocktail 2015 : post mortem (le mien) part 1

« Si la lune est jaune et ronde comme une rondelle de citron, c’est que toute la vie est un cocktail ». – F. Beigbeder (Oona et Salinger)

Invasion Cocktail

Je ne sais pas pour la vie au complet, mais sous la lune du 5 au 11 mai 2015, Montréal était certainement un cocktail. La seconde édition du festival Invasion cocktail vient de se conclure et je vous fais un petit résumé des activités auxquelles j’ai participé.

Il s’agira bien de mon post mortem ici. Parce que je n’ai que des bons mots pour les organisateurs, Maryline Demandre et Pierre-Olivier Trempe en tête, le Bar chef Jonathan Homier et ses acolytes pour les ateliers, l’équipe de marketing et médias sociaux, les partenaires, et j’en passe.

5 mai – Auberge Saint-Gabriel

Tout d’abord la soirée d’ouverture dans laquelle j’ai essayé, je dis bien essayé d’Instagramer quelques moments. Parce qu’avouons-le, si comme moi tu voulais tout goûter (15 cocktails !), et que tu en reprends une deuxième fois quand c’est bon, ta ride de Uber vers la maison a surement été un peu floue, et tes photos aussi. J’y ai fait de belles rencontres. Ils sont sympathiques, approchables, les gens de ce milieu. J’étais seul et y’a donc fallu que je me mette en mode réseautage un peu. Not in my DNA at all, mais ça vaut la peine, et finalement, je ne suis pas si pire. J’ai toujours des questions un peu intenses, parce que j’essaie d’aller chercher de la valeur dans les réponses. Ex : « quelle école de bartending me conseilles-tu ? » , « qu’est-ce qui manque à la culture cocktail au Québec ? » ou « deep down, que penses-tu de la SAQ ? ».  Au niveau des stands / kiosques, le plus cool selon moi était le « Do your own bloody Caesar » avec de la Russian Standard, avec les minis shakers et des filles super sympas. Les gens avaient l’air de tripper. L’interaction, ça marche !

Pour les cocktails de cette soirée, mes préférés étaient le Batida, l’Aphrodite, le Woodpecker et le Castle club.

WoodpeckerAphrodite

6 mai : Rosewood

Rosemary CollinsUne compétition de cocktails avait lieu ce soir-là. Chaque compétiteur ouvrait un panier avec des produits et devait faire un cocktail dans une limite des temps. Trois juges les évaluaient. Je suis arrivé tôt et il est à noter qu’il y avait du hockey. Tampa menait 2-0 dans la série et le match a un peu teinté la soirée, surtout avec le but à une seconde de la fin de la troisième, qui a jeté un « frette » sans nom sur l’ambiance au Rosewood et forcement sur la vente de booze aussi. Les organisateurs ont placé les rondes de compétition aux entractes. Trois long drinks spécialement conçus pour Invasion étaient offert à 5 $, et le meilleur était le Rosemary Collins. La gagnante du concours fût Frédérique Leblanc de la Maison Sociale, qui soit dit en passant a un talent exceptionnel à un très jeune âge. Faites-juste regarder son Instagram. Impressionnant !

7 mai : 2 ateliers

Crédit photo : Invasion cocktail
Crédit photo : Invasion cocktail

Début des ateliers pour moi. Ils sont principalement réservés à l’industrie. C’était donc vraiment un privilège de pouvoir y être. J’ai obtenu mes places en participant à des concours sur Facebook et Instagram. Le matin même je me réveillais à 5h pour aller aider l’équipe des communications à l’Assemblée générale annuelle pour mon travail. J’ai réussi à me libérer pour l’après-midi et donc à 1h30, l’atelier JP Chenet, avec l’ambassadrice Camilia De Vere Green. Au menu, Champagne cocktail avec le Brut Blanc de Blancs et notre choix de bitters, un cocktail plus dessert avec meringue pour aller avec le Mousseux JP Chenet rosé, et une exclusivité, le JP Chenet Ice edition, à boire sur glace, ou avec des fruits congelés. Ce séminaire était très bien. Les gens se sont amusés à sabrer. Les mousseux de JP Chenet sont peu dispendieux et se travaillent très bien en cocktails. Vraiment un eye opener.

Moscow Mule with Russian StandardPetite pause pour reprendre à 4h avec la Vodka Russian Standard. Les participants semblent d’emblée avoir un préjugé défavorable à la vodka. Ça sent l’alcool, c’est pas complexe, bref c’est une base pour les jeunes qui n’aiment vraiment l’alcool et la masquent avec des jus de fruits, et où toute la game se joue sur le marketing. Bon défi pour l’ambassadeur de marque donc, qui allait un peu à la fois nous vendre la Russie et la Russian standard. On nous a servi des Moscow mule et on a goûté 4 vodkas de Russian Standard. J’ai appris qu’il fallait sentir la vodka en la frottant un peu dans sa main. Les effluves de pain grillé ressortaient mieux et je l’avoue, j’ai vécu un petit moment en sentant et goûtant la Gold. La Imperia représente parfaitement ce que les occidentaux recherchent dans une vodka : smooth, pur et inodore. Ce vidéo présenté lors de l’atelier résume bien l’ensemble du propos de l’ambassadeur. Regardez-le ça vaut la peine. C’est comme si Terrence Malick nous vendait une vodka.

Pour la plupart des gens présents, c’était leur 3ième ateliers de la journée (le premier étant à 10h30). Conclure avec de la vodka, et aller ensuite à la Champagnerie pour l’évènement de la soirée est assez exigeant. Je ne peux m’imaginer. Me I called it a night. Done. Besoin de repos. Je rappelle que j’ai un boulot 8 à 5 !

8 mai : visite du Mal Nécessaire et du Spirithouse

spirithousemalnecessaire

En finissant de travailler le vendredi, j’ai invité un ami de la rive-sud pour aller utiliser nos passeports. Il découvrait pour la première fois le Mal Nécessaire, cet étrange bibitte de bar Tiki qu’on adopte assez vite après l’avoir essayer. Puis, le SpiritHouse, un endroit épuré, où les cocktails sont de qualité worldclass. Mon hit d’Invasion va d’ailleurs à la création de Charlotte Ronson, bartender là-bas. Son Penthouse Suite avec le Hendrick’s Gin, Chartreuse, concombre, sirop simple, céleri et poivre. Aussi délicieux qu’esthétiquement parfait.

Après une autre soirée très arrosée, j’ai décidé de marcher la Main de René-Lévesque jusqu’à Bernard. St-Laurent vibrait, le temps chaud un peu prématuré créait un buzz dans la ville. Après 4 jours d’Invasion, j’avais l’impression que Montréal était une place de choix pour la mixologie dans le monde et que j’en étais un témoin privilégié.

Cheers,